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Liban

Vaste rassemblement de jeunes à Jounieh pour suivre dans la joie et le recueillement la canonisation de Jean-Paul II et Jean XXIII

Plus de trois mille personnes réunies au théâtre Platéa pour célébrer avec l’Église catholique la canonisation des deux papes Jean-Paul II et Jean XXIII.

C'était hier un grand jour pour les catholiques du monde entier mais aussi pour les jeunes du Liban. Dès les premières heures de la matinée, une foule de fidèles a commencé à affluer au théâtre Platéa à Jounieh, à Sahel Alma, pour vivre ce temps fort de la foi, pour assister à la transmission en direct de la double canonisation des deux papes qui ont marqué l'histoire de l'Église, Jean XXIII et Jean-Paul II, et se bénir de leurs reliques.
Une assemblée de plus de trois mille personnes, selon les organisateurs – toutes générations confondues –, était présente pour prier, célébrer l'Eucharistie, louer Dieu et Le remercier pour cette grâce accordée à l'Église, en présence de l'évêque Georges Aboujaoudé, président de la commission épiscopale pour l'apostolat des laïcs au Liban. Cet évènement a été organisé par la commission des jeunes au conseil pour l'apostolat des laïcs, le bureau patriarcal maronite des jeunes et le rassemblement « Jésus ma joie ». Une collaboration qui a constitué une première du genre. « Les papes ont réuni les jeunes de tout le Liban. Cette manifestation est l'aboutissement d'une étroite coopération entre ces trois organismes », souligne Denise Khoury, membre du conseil pour l'apostolat des laïcs.
Le thème choisi pour cette journée est « Ouvrez largement les portes », inspiré par les premières paroles du pape Jean-Paul II après son élection : « N'ayez pas peur, ouvrez largement les portes au Christ », explique sœur Gioia, consacrée dans la « mission de vie » et membre du comité organisateur. C'est par cette expression que Jean XXIII a lancé le concile Vatican II en déclarant en 1959 : « Je veux ouvrir largement les portes de l'Église, afin que nous puissions voir ce qui se passe à l'extérieur, et que le monde puisse voir ce qui se passe à l'intérieur de l'Église. »

Ambiance de recueillement et de joie
Pour les jeunes ainsi rassemblés à Sahel Alma, cette journée du 27 avril est ainsi exceptionnelle. L'excitation et la joie se mêlent au recueillement et à la prière. Les jeunes font montre d'une émouvante piété, debout ou à genoux, les bougies en mains pour accueillir les deux reliques des deux saints. Toute la foule reprend en chœur les chants entonnés par la chorale.
Lors de la retransmission de la cérémonie de canonisation en direct du Vatican, c'est dans une ambiance de finale de Coupe du monde de football que les jeunes accueillent l'annonce par le pape François de la canonisation des deux saints sous des tonnerres d'applaudissements. Dans leur écrasante majorité, ils ont été conquis par les paroles simples, chaleureuses et directes du pape François.
« Je me suis levé à quatre heure du matin pour venir du Akkar rendre hommage au pape des jeunes », indique Mario Awad, 19 ans, faisant clairement allusion au pape Jean-Paul II. Tracy Roukoz, venue du diocèse d'Antélias, s'est portée bénévole pour participer à l'organisation de cette journée. « Je suis venue hier toute la journée pour aider dans les préparatifs de ce jour. Je suis très contente de vivre ce temps fort, c'est très beau ! » s'exclame-t-elle, habitée par l'effusion spirituelle. « C'est un évènement exceptionnel, on ne pouvait le rater ! Je suis venu partager cette joie de l'Église et me bénir des deux reliques », relève Issa Nassar, 50 ans.
Dans la salle comble, tout le monde porte des écharpes jaunes, rouges et bleues, l'ambiance est bon enfant. Si le pape Jean-Paul II était présent ce jour-là physiquement à Platea, il aurait sûrement répété la même phrase qu'il avait exprimée à la foule à Harissa lors de sa visite au Liban, en 1997 : « Quel Belo Horizonte ! » (Quel bel horizon).
Au terme de la journée, Mgr Georges Aboujaoudé célèbre la messe de clôture. Dans son homélie, il insiste sur le rôle du pape Jean XXIII qui a ouvert les portes de l'Église. « S'il n'y avait pas de Jean XXIII, il n'y aurait pas eu de Jean Paul-II », révèle-t-il. L'évêque met l'accent sur le rôle donné aux laïcs par le concile Vatican II, en vue d'inciter les jeunes à prendre en main la mission de l'Église et s'engager pleinement dans l'expression de leur foi. « Ne dites pas qu'est-ce qui nous reste au Liban, tout le Liban nous appartient », leur a-t-il lancé, en conclusion de son homélie.

Les deux saints et le Liban
Pour les Libanais, le saint pape Jean-Paul II est le pape le plus charismatique et populaire de tous les temps. Il a visité le pays en 1997 à l'occasion de la signature de l'Exhortation apostolique postsynodale « Une espérance nouvelle pour le Liban ». Ce document appelle à un dialogue interreligieux crucial pour notre région. « Ayant vécu côte à côte pendant de longs siècles tantôt dans la paix et la collaboration, tantôt dans l'affrontement et les conflits, les chrétiens et les musulmans au Liban doivent trouver dans le dialogue respectueux des sensibilités des personnes et des différentes communautés la voie indispensable à la convivialité et à l'édification de la société » (§90). Le dialogue interreligieux s'avère être, dans cette perspective, un antidote aux dangers de l'islamisme vis-à-vis de la présence chrétienne au Moyen-Orient.
Surnommé « le bon pape », le saint pape Jean XXIII est peu connu des Libanais bien qu'il ait visité le Liban en 1954. Il était cardinal à cette époque, envoyé par le saint pape Pie XII pour clôturer l'année mariale. Ce pape est considéré comme le père de la rénovation de l'Église catholique pour avoir lancé le concile Vatican II (1962-1965) qui a tracé des lignes novatrices : abandon du latin et du port obligatoire de la soutane, mise en valeur de la mission des laïcs, ouverture aux autres religions et aux non-croyants, et engagement social et politico-économique dans le monde.


C'était hier un grand jour pour les catholiques du monde entier mais aussi pour les jeunes du Liban. Dès les premières heures de la matinée, une foule de fidèles a commencé à affluer au théâtre Platéa à Jounieh, à Sahel Alma, pour vivre ce temps fort de la foi, pour assister à la transmission en direct de la double canonisation des deux papes qui ont marqué l'histoire de l'Église,...

commentaires (2)

Le religionalisme s’explique par un enseignement religieux formulé au Moyen-âge et qui n’a connu depuis que some réformes. L’identité des Cathos se trouve alors décalée par rapport aux attentes de cette époque ! Et sa pratique ne peut se faire sans marginalisation. Mais les chrétiens de maintenant n’ont pas le monopole de la réprobation. Car, c’est avec jubilation que des générations d’athées ont clamé en Europe, de sonores "A bas la calotte!" pour stigmatiser la mainmise du clergé chréti(e)n sur la société civile. On ne voit pas why ils se priveraient aujourd’hui d’entonner d’aussi retentissants "A bas la calotte!" en compagnie d’1 majorité d’agnostiques, chrétiens-musulmans, tous mêlés "Main de Fatma" dans la main ! Le révulsant de ce fichu religionnalisme style commémoratif, ce qu’il symbolise, ce qu’il suggère comme étouffement réservé à l'Humain, tout cela ne peut être perçu par tout un chacun que comme une des plus sournoises roublardises de ce temps. Néanmoins, toutes ces commémorations ne menacent que marginalement les gens Sains de ce temps ; sauf les ébaubis évidemment ! Le religionalisme c’est kekchose d’insidieux et de très préoccupant. Car les jolis petits rassemblements qui permettent de mignonnes festivités empreintes de parfaite et plate bigoterie paraissent anodins. On se permet de subodorer que leur apparente innocuité même, constitue leur vraie dangerosité !

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

11 h 34, le 28 avril 2014

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Commentaires (2)

  • Le religionalisme s’explique par un enseignement religieux formulé au Moyen-âge et qui n’a connu depuis que some réformes. L’identité des Cathos se trouve alors décalée par rapport aux attentes de cette époque ! Et sa pratique ne peut se faire sans marginalisation. Mais les chrétiens de maintenant n’ont pas le monopole de la réprobation. Car, c’est avec jubilation que des générations d’athées ont clamé en Europe, de sonores "A bas la calotte!" pour stigmatiser la mainmise du clergé chréti(e)n sur la société civile. On ne voit pas why ils se priveraient aujourd’hui d’entonner d’aussi retentissants "A bas la calotte!" en compagnie d’1 majorité d’agnostiques, chrétiens-musulmans, tous mêlés "Main de Fatma" dans la main ! Le révulsant de ce fichu religionnalisme style commémoratif, ce qu’il symbolise, ce qu’il suggère comme étouffement réservé à l'Humain, tout cela ne peut être perçu par tout un chacun que comme une des plus sournoises roublardises de ce temps. Néanmoins, toutes ces commémorations ne menacent que marginalement les gens Sains de ce temps ; sauf les ébaubis évidemment ! Le religionalisme c’est kekchose d’insidieux et de très préoccupant. Car les jolis petits rassemblements qui permettent de mignonnes festivités empreintes de parfaite et plate bigoterie paraissent anodins. On se permet de subodorer que leur apparente innocuité même, constitue leur vraie dangerosité !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    11 h 34, le 28 avril 2014

  • Yâ harâm ! Et encore, dans cette foultitude, une majorité de bonnes femmes ! Chîîî vraiment Ghrîb et Bizarre !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    05 h 05, le 28 avril 2014

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