Le chef de l’État suivant sur la carte les mouvements des troupes que lui exposent le chef d’état-major et le commandant en chef de l’armée, les généraux Mahmoud Tay Abou-Dargham et Michel Aoun.
Surmontant leur angoisse et les ressentiments accumulés au cours des dernières années, les habitants du secteur central de la Békaa, qu'ils soient chrétiens, chiites ou druzes, n'ont pas lésiné sur les moyens d'accueillir l'armée, de retour après huit longues années d'absence : jets de riz et de pétales de fleurs, lâchers de colombes, moutons égorgés à même la chaussée, « dabké », bains de foule... Mais si l'armée a pris la relève de l'occupant dans cette région, tel n'est pas le cas dans les autres secteurs évacués hier par Israël : ce sont en effet les milices du Parti socialiste progressiste qui ont remplacé les forces de Tel-Aviv sur le mont Barouk alors qu'à Jezzine, la troupe régulière espère encore se déployer, mais seulement après le retrait de « l'Armée du Liban-Sud » (ALS, milice créée et équipée par Israël).
(...) À Ammik, les premières retrouvailles entre les habitants et l'armée ont été émouvantes. Un comité d'accueil, avec à sa tête un prêtre et un cheikh druze, a cérémonieusement reçu le brigadier Ibrahim Chahine, puis la foule a assailli les chars et véhicules de l'armée, embrassant les soldats (...)
Mais, malgré cette ambiance de fête, beaucoup ne cachaient pas leur anxiété. La coexistence entre toutes les communautés de la région n'a pas toujours été heureuse au cours des trois années d'occupation israélienne (...).
Lire aussi
Des Libanais de Toufayl reçoivent de l'aide après des semaines d'isolement

