Le mufti de la République conférant avec l'ambassadeur d'Iran. Dalati et Nohra.
Harb : Le 8 Mars utilise l'arme du quorum
Le ministre des Télécoms, Boutros Harb, a accusé hier le 8 Mars d'avoir délibérément provoqué le défaut de quorum mercredi à la Chambre, à la suite du premier tour de l'élection présidentielle, et qu'il allait en faire de même lors des prochaines séances.
« Le 8 Mars compte faire de cette politique du défaut de quorum une arme entre ses mains pour empêcher l'accession de n'importe quel candidat souverainiste à la présidence et pour tenter d'imposer un candidat issu de ses rangs », a déclaré M. Harb à l'issue d'un entretien à Baabda avec le chef de l'État, Michel Sleiman.
Selon lui, ce comportement du 8 Mars « retardera l'élection du président et conduira à une vacance au niveau de la présidence ».
De Freige : Ce qui s'est passé est « honteux »
« Il est honteux d'attendre un consensus extérieur pour élire le prochain président de la République », a lancé hier le ministre d'État pour le Développement administratif, Nabil de Freige.
Interrogé par la Voix du Liban 93,3, M. de Freige a ajouté : « Ce qui s'est passé au premier tour de l'élection est honteux pour le Liban et infamant pour ceux qui ont provoqué le défaut de quorum. »
Le ministre a dit craindre que « la partie adverse ne cherche à maintenir le vide afin de parvenir à une constituante ».
Salhab : Aoun ne serait pas « un candidat de défi »
Salim salhab, député du Metn et membre du bloc du Changement et de la Réforme, a indiqué à la Voix du Liban 100,5 que la présentation de la candidature du général Michel Aoun est « tributaire des développements qui surviendront dans les prochains jours ».
Il a toutefois précisé qu'en tout état de cause, « la candidature du général Aoun ne serait pas une candidature de défi » et qu'il ne se présenterait pas s'il ne parvenait pas à « obtenir l'unanimité autour de lui ».
Ghanem se dit candidat d'« entente », pas de « consensus »
Le député Robert Ghanem, élu de la Békaa-Ouest, a annoncé hier qu'il était un candidat d'« entente » et non pas de « consensus » à l'élection présidentielle et qu'il avait l'intention de maintenir sa candidature.
M. Ghanem a tenu ses propos devant la presse à l'issue d'un entretien avec le chef des Marada, Sleimane Frangié. Il a précisé que cette visite à M. Frangié entrait dans le cadre d'une tournée qu'il entreprend auprès des chefs de parti et de bloc parlementaire pour discuter de la présidentielle.
Rokon Abadi pour un choix fait par « tous les Libanais »
L'ambassadeur d'Iran à Beyrouth, Ghadanfar Rokon Abadi, a émis hier le souhait que le prochain président soit « le choix de tous les Libanais ».
M. Rokon Abadi, qui s'exprimait au terme d'une visite chez le mufti de la République, cheikh Mohammad Rachid Kabbani, a souligné qu'une telle option serait « la plus adéquate ».
« L'Iran appuie la stabilité et l'unité nationale entre tous les Libanais. Nous insistons sur la nécessité d'un rapprochement de plus en plus grand entre toutes les parties », a-t-il ajouté.
Jaber : Le bloc Berry assistera à toutes les séances
Yassine Jaber, député de Nabatiyé et membre du bloc du Développement et de la Libération (Berry) a affirmé hier à la radio al-Rissala que son bloc (13 députés) allait prendre part à toutes les séances de l'élection présidentielle. « Cela sera le cas mercredi prochain », a-t-il assuré, soulignant par ailleurs que le vote blanc n'était pas une dérobade, mais « une position démocratique et un droit pour chaque député ».
Oghassapian : Geagea toujours candidat du 14 Mars
Jean Oghassapian, député de Beyrouth, s'est déclaré « inquiet » hier, dans des déclarations à la radio al-Fajr, quant à l'éventualité d'un défaut de quorum à la séance de l'élection présidentielle convoquée pour mercredi prochain.
M. Oghassapian a assuré que « jusqu'à présent », le 14 Mars reste attaché à son candidat unique, Samir Geagea, chef des Forces libanaises. « Quant à considérer que le général Michel Aoun est un candidat consensuel, c'est une chose extrêmement difficile et qui est totalement exclue », a-t-il dit.
Émile Kanaan conteste le quorum des deux tiers
Émile Kanaan, avocat et ancien candidat aux élections législatives dans le Metn, conteste la décision de fixer le quorum aux deux tiers de la Chambre pour toutes les séances qui suivent le premier tour du scrutin présidentiel.
Se fondant sur l'absence de mention explicite du quorum par la Constitution, M. Kanaan en déduit dans des déclarations au journal an-Nahar que seul le premier tour de l'élection nécessite une présence d'au moins les deux tiers du nombre total des députés (86 sur 128), puisqu'il en est ainsi du vote lui-même. Mais, tout comme le vote se déroule à partir du deuxième tour sur la base de la seule majorité absolue (65), il devrait en être de même pour le quorum, souligne-t-il.
Le 8 Mars « instrumentalisenle passé », déplore l'ONG Journalistes contre la violence
L'association Journalistes contre la violence a critiqué hier le comportement des députés qui ont écrit mercredi sur les bulletins de vote à la Chambre les noms de personnes assassinées durant la guerre civile.
Pour cette ONG, le 8 Mars « remue les haines du passé et les instrumentalise, faisant mine d'ignorer que lui-même serait le plus grand perdant si l'on se décidait à rouvrir cette page ».
Le ministre des Télécoms, Boutros Harb, a accusé hier le 8 Mars d'avoir délibérément provoqué le défaut de quorum mercredi à la Chambre, à la suite du premier tour de l'élection présidentielle, et qu'il allait en faire de même lors des prochaines séances.« Le 8 Mars compte faire de cette politique du défaut de quorum une arme entre ses mains pour empêcher l'accession de n'importe quel candidat souverainiste à la présidence et pour tenter d'imposer un candidat issu de ses rangs », a déclaré M. Harb à l'issue d'un entretien à Baabda avec le chef de l'État, Michel Sleiman.Selon lui, ce comportement du 8 Mars « retardera l'élection du président et conduira à une vacance au niveau de la présidence ».
De Freige : Ce qui s'est passé est « honteux »
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