Le Comité de Bâle a publié hier la version finale des règles pour calculer les capitaux réglementaires que les banques doivent mettre de côté afin de faire face aux risques vis-à-vis des chambres de compensation, a indiqué l'AFP.
Ces nouvelles normes viennent simplifier et compléter les exigences intermédiaires déjà publiées en juillet 2012, a souligné dans un communiqué cet organisme chargé d'édicter les règles applicables aux banques dans le cadre de la réforme du secteur, dite Bâle III. Développées en étroite collaboration avec d'autres organismes de supervision, elles entreront en vigueur le 1er janvier 2017.
À travers cette réforme, le Comité de Bâle vise notamment à soutenir les efforts des décideurs du G20 ainsi que du conseil de stabilité financière, en particulier concernant la compensation des contrats de produits dérivés.
La faillite de la banque américaine Lehman Brothers en 2008 avait notamment mis en lumière les risques de contreparties en cas de défaut d'un établissement. La difficulté à évaluer l'étendue des risques avait été un des éléments d'amplification de la crise financière, la question étant particulièrement aiguë pour les produits dérivés négociés en gré à gré.
L'un des pans de la réforme souhaitée par le G20 a donc consisté à encourager les investisseurs à passer d'avantage par des chambres de compensation pour les produits dérivés.
Ce recours plus systématique pourrait cependant accroître la pression sur les chambres de compensation, impliquant in fine que les banques soient capables de faire face à l'éventualité d'une crise dans l'une d'entre elles.
La finalisation de ces règles sur les capitaux réglementaires concernant l'exposition des banques aux chambres de compensation constitue un « pas important » dans le cadre des réformes, a estimé Stefan Ingves, le président du Comité de Bâle, qui est également aux commandes de la Banque centrale de Suède.
« Cela montre que les organismes internationaux de normalisation, à travers une étroite collaboration, peuvent combiner des perspectives disparates et arriver à des solutions relativement simples pour des questions complexes », a-t-il déclaré dans le communiqué.
Économie - Secteur Bancaire
Le Comité de Bâle publie une norme de calcul pour les risques
OLJ / le 11 avril 2014 à 01h09

