Le patriarche maronite, le cardinal Méouchi, a adressé au président Charles Hélou une lettre soulignant que « les événements ont pris une telle tournure que nous nous trouvons contraints, par suite d'une profonde angoisse sur le sort de notre patrie et de nos croyances, à attirer votre attention sur le fait que la persistance d'une situation aussi trouble entraînera des conséquences fâcheuses » (...). « Vous n'ignorez pas que cette entité (libanaise) résulte d'une entente et d'un accord entre tous les éléments de la nation pour la création d'une patrie chère à tous, qui serait un modèle dans la région (...). Vous vous rappelez de quelle manière le patriarcat a fait écho en 1958 aux appréhensions de ceux, de différents milieux, qui ont considéré l'attitude du Liban face à la politique des pactes comme une déviation par rapport à la neutralité traditionnelle du Liban ».
« Malgré toutes les critiques lancées contre la personne du patriarche et contre le patriarcat durant les douze dernières années, le siège patriarcal a observé une attitude de réserve et de patience face à la largesse des concessions accordées au détriment de l'intérêt national. Ces concessions entrent dans le cadre d'une politique dangereuse, consistant à contenter tous ceux qui protestent (...). Mais notre attitude cède aujourd'hui au doute. Il ne nous est plus permis (...) d'observer en silence ce qui se passe (...). Ce qui provoque le plus de douleur, c'est le gaspillage dans la souveraineté et les tentatives persistantes de faire perdre au Liban ses amitiés internationales (...). En raison des nombreuses ingérences dans l'exercice du pouvoir, il devient impossible de connaître l'autorité qui est responsable de la sauvegarde des intérêts, des libertés et de la sécurité des citoyens (...). »
« Face à ces données, nous vous exhortons à (...) donner la certitude que la souveraineté est sauvegardée et qu'il existe dans le pays une autorité toujours prête et capable d'agir. »


UNE VÉRITÉ INDÉNIABLE ! QUE CE SOIT SUR LA SCÈNE INTERNATIONALE....RÉGIONALE... OU LOCALE...
09 h 20, le 07 avril 2014