La commission parlementaire ad hoc clôt aujourd'hui sa tournée
Le député Yassine Jaber a annoncé hier que la délégation du bloc du Développement et de la Libération chargée, à l'initiative du président de la Chambre, Nabih Berry, de sonder les parlementaires au sujet de la présidentielle, clôturera aujourd'hui sa tournée par une rencontre avec le vice-président du Parlement, Farid Makari, et les députés maronites indépendants.
La délégation doit remettre les résultats de ses concertations à M. Berry, a indiqué M. Jaber, en expliquant, dans une déclaration à la radio, que celle-ci n'a pas abordé les noms d'éventuels candidats avec ses interlocuteurs « qui seront laissés aux blocs entre eux », mais qu'elle a insisté sur la nécessité que les députés assistent à la séance électorale et à assurer le quorum requis pour l'élection d'un nouveau chef de l'État. « Il est clair que les blocs parlementaires ont besoin de davantage de temps pour se concerter entre eux », a ajouté le député, sans davantage d'explications.
« Comment un Parlement illégal peut élire un président légal ? » s'interroge Maalouli
L'ancien député Michel Maalouli a contesté la légitimité de la Chambre à élire un chef de l'État, en estimant que la décision du Parlement de proroger son mandat d'un an est illégale, d'autant qu'elle avait fait l'objet de deux recours en invalidation, présentés par le président Michel Sleiman et le bloc Aoun, devant le Conseil constitutionnel qui, rappelle-t-on, n'avait pas pu les examiner pour cause de défaut de quorum. Un défaut de quorum, motivé comme on le sait par des considérations politiques. « Conformément à la Constitution, le mandat accordé par le peuple à un député est de quatre ans seulement. Passé ce délai, un député ne représente que lui-même. Comment dès lors des députés qui ont perdu leur qualité de représentants du peuple peuvent-ils élire un chef de l'Etat », s'est interrogé M. Maalouli, en estimant que le gouvernement devrait en priorité approuver une nouvelle loi électorale et organiser des législatives pour que le nouveau Parlement puisse élire un chef de l'État.
Karam : « L'important pour Aoun, c'est d'accéder à la présidentielle »
Le député Fadi Karam s'en est pris au chef du bloc parlementaire du Changement et de la Réforme, Michel Aoun. Sur son compte Twitter, il a accusé ce dernier de « tout faire pour accéder à la tête de l'État ». « Pour le général Michel Aoun, la présidence de la République n'a jamais été importante. Ce qui est important pour lui, c'est d'y accéder. Aussi, va-t-il œuvrer en faveur d'un vide institutionnel s'il n'est pas en mesure d'atteindre son objectif », a-t-il dit.
« La présidentielle, une responsabilité nationale », rappelle le Conseil supérieur melkite
Réuni sous la présidence du patriarche Grégoire III, le comité exécutif du Conseil supérieur melkite a mis l'accent sur l'importance d'organiser la présidentielle dans les délais et de rejeter un éventuel vide présidentiel. « L'élection présidentielle est une responsabilité nationale qui consacre les principes de la démocratie au niveau de l'alternance au pouvoir et du maintien de la confiance de la communauté internationale dans le pays », souligne le communiqué du Conseil supérieur melkite qui a pressé le gouvernement de s'attaquer aux différents problèmes en suspens et appelé toutes les parties à « faire valoir l'intérêt national supérieur en cette période critique que traverse le Liban ».
Le député Yassine Jaber a annoncé hier que la délégation du bloc du Développement et de la Libération chargée, à l'initiative du président de la Chambre, Nabih Berry, de sonder les parlementaires au sujet de la présidentielle, clôturera aujourd'hui sa tournée par une rencontre avec le vice-président du Parlement, Farid Makari, et les députés maronites indépendants.La délégation doit remettre les résultats de ses concertations à M. Berry, a indiqué M. Jaber, en expliquant, dans une déclaration à la radio, que celle-ci n'a pas abordé les noms d'éventuels candidats avec ses interlocuteurs « qui seront laissés aux blocs entre eux », mais qu'elle a insisté sur la nécessité que les députés assistent à la séance électorale et à assurer le...


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