Rechercher
Rechercher

Nos lecteurs ont la parole - Raymond Nahas

Révolution arabe, où est ta victoire ?

Comme la grande majorité des Libanais épris de liberté et de paix, nous avons fêté à ses débuts la révolution syrienne, qui devait permettre à ce pays de retrouver enfin, après quarante années de dictature, sa liberté de pensée et son unité.
Hélas, nos espoirs ont été déçus. Ce printemps arabe s'est estompé pour faire place à une opposition démembrée, et cela à cause de la présence dans son sein de partis jihadistes et ultrareligieux qui veulent créer dans cette région, pourtant multiraciale, un État islamiste.
C'est la larme à l'œil et le cœur serré que nous observons la division de l'opposition, qui n'est pas sur la même longueur d'onde que ses alliés islamistes.
Que voyons-nous pour le futur ? Une Syrie rétrogradée, impossible à gouverner et un dictateur qui reprend du poil de la bête, et qui, malgré tous les crimes commis, veut de nouveau se présenter à la présidentielle et s'imposer à son peuple.
Tout autre est le problème qui se pose au Liban.
En voyant les centaines de milliers de réfugiés syriens envahir nos rues et nos villages, nous nous disons que la misère a atteint notre sol, et que nous en avons pour plusieurs années à souffrir, car la présence de l'équivalent de plus du tiers de la population libanaise en réfugiés représente un fardeau trop lourd.
Tout au long de son histoire, le Liban, pays refuge et d'amitié, a dû recevoir des milliers de réfugiés, venus des quatre coins de la planète.
Certains se sont adaptés et sont devenus des Libanais à part entière. D'autres par contre veulent vivre de subsides divers que leur octroient certaines nations et acceptent, pour arrondir leur fin de mois, des emplois à des salaires relativement bas, ce qui désaxe l'économie du pays qui leur a ouvert les bras et pousse les Libanais à émigrer.
Comment un gouvernement qui se respecte peut-il accueillir autant de réfugiés et les laisser envahir nos villes et nos villages?
Il faut reconnaître que les Libanais en ont ras-le-bol, et que la présence de tous ces miséreux qui assaillent passants et prennent littéralement d'assaut les magasins est difficile à supporter. Pour un pays qui se veut touristique, la pilule est amère.
La seule solution valable consisterait à créer des camps pour accueillir ces réfugiés, à les empêcher de s'installer n'importe où et à demander aux Nations unies une aide valable qui sera distribuée équitablement entre tous.
L'avenir du Liban en dépend.

 

Comme la grande majorité des Libanais épris de liberté et de paix, nous avons fêté à ses débuts la révolution syrienne, qui devait permettre à ce pays de retrouver enfin, après quarante années de dictature, sa liberté de pensée et son unité.Hélas, nos espoirs ont été déçus. Ce printemps arabe s'est estompé pour faire place à une opposition démembrée, et cela à cause de la présence dans son sein de partis jihadistes et ultrareligieux qui veulent créer dans cette région, pourtant multiraciale, un État islamiste.C'est la larme à l'œil et le cœur serré que nous observons la division de l'opposition, qui n'est pas sur la même longueur d'onde que ses alliés islamistes.Que voyons-nous pour le futur ? Une Syrie rétrogradée, impossible à gouverner et un dictateur qui reprend du poil de la bête, et qui,...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut