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Économie

Nouveau coup de colère des journaliers d’EDL

Liban - Social
OLJ
01/04/2014

Les journaliers d'Électricité du Liban (EDL) ont lancé un nouveau mouvement de protestation, lundi matin, au siège d'EDL, à Mar Mikhaël, à Beyrouth. Les journaliers ont coupé certaines routes au niveau du siège de la compagnie et brûlé des pneus dans la cour du bâtiment.


Lebnan Makhoul, représentant des contractuels d'Électricité du Liban, a en outre menacé d'interrompre l'approvisionnement en courant. « L'électricité sera coupée au Liban si les demandes des journaliers ne sont pas satisfaites », a-t-il averti. Les journaliers organiseront également un sit-in demain devant le Parlement. Force est de noter que dans toutes les régions libanaises, des mouvements de protestation ont été organisés. Ainsi, de Baalbeck à Saïda en passant par Rachaya, des routes ont été bloquées et les principaux concernés ont brûlé des pneus en signe de refus du projet de loi mis en place.


Les journaliers d'EDL ont des revendications portant sur leur intégration au cadre, revendications pour lesquelles ils avaient mené un mouvement de grève ouverte en 2013. Un accord avait toutefois fini par être signé entre les syndicats et le gouvernement de Nagib Mikati, prévoyant l'organisation d'un concours à l'issue duquel des journaliers seraient cadrés. Les contractuels non retenus devaient être indemnisés.
Aujourd'hui, les journaliers rejettent une proposition de loi relative à cet accord, signée par les représentants des principaux blocs parlementaires, dont Amal et le Hezbollah. Ils rejettent les conditions d'organisation du concours et le montant des indemnités pour ceux qui échoueraient tels que prévus par le texte de loi.
Réagissant à l'interpellation des journaliers, Ibrahim Kanaan, signataire de l'accord au nom du courant aouniste, les a appelés lundi à envoyer au Parlement leurs amendements à la proposition de loi, rapporte l'Agence nationale d'information (ANI, officielle).


Le président de la Chambre, Nabih Berry, a « placé la proposition de loi en tête de l'ordre du jour de la prochaine session parlementaire parce qu'il la considère comme essentielle. S'il y a des amendements à proposer, que les journaliers les envoient », a déclaré M. Kanaan, qui a rappelé qu'il n'est pas l'auteur de la proposition de loi et que l'accord sur l'intégration des journaliers au cadre avait été signé par tous les blocs parlementaires, y compris le bloc Amal. La plupart des journaliers sont proches de ce courant chiite.
De son côté, le ministre du Travail Sejaan Azzi a demandé aux journaliers de cesser leurs mouvements de protestation, histoire de donner le temps aux responsables ainsi qu'aux représentants du mouvement de poursuivre les discussions.

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