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Liban - La Situation

Présidentielle : démarrage laborieux, non sans quelques grincements

Photo de la réunion tenue vendredi soir à Bkerké entre le patriarche maronite et les principaux leaders chrétiens, en l'absence de Samir Geagea. Photo ANI

L'un après l'autre, les rouages des institutions se remettent en marche, non sans quelques grincements. La commission Yassine Jaber-Ali Osseirane-Michel Moussa, chargée de paver la voie à la convocation de la Chambre pour l'élection d'un nouveau président de la République, a entamé ses contacts hier. Des contacts qui, selon M. Jaber, « s'achèveront au plus tard au milieu de la semaine prochaine ».
La délégation parlementaire a été reçue hier par Michel Aoun, Samir Geagea et Talal Arslane. À son programme, lundi, des entrevues avec le patriarche maronite Béchara Raï et Sleimane Frangié.
Les contacts préliminaires n'abordent pas les noms des présidentiables possibles, a précisé M. Jaber, qui a rappelé que le quorum requis est des deux tiers de la Chambre, soit 87 députés, et que pour être élu au premier tour, le futur président doit réunir autour de son nom autant de votes.

À Bkerké
Parallèlement à cette démarche de M. Berry, le patriarche a pris l'initiative, lui, de convoquer les quatre principaux présidentiables maronites, Michel Aoun, Samir Geagea, Amine Gemayel et Sleimane Frangié, à Bkerké. Le leader des FL n'a toutefois pas répondu à l'appel, invoquant des motifs de sécurité. La réunion s'est déroulée à huis clos, les journalistes et les photographes ayant été éloignés du siège patriarcal.
Malgré le caractère confidentiel de la réunion, on estime que le chef de l'Église maronite y a plaidé en faveur d'une sécurisation de l'échéance et de sa tenue dans un délai raisonnable, loin des atermoiements qui ont marqué la quête d'une loi électorale acceptée de tous, au printemps dernier.

En fait, le patriarche est en faveur d'une élection qui ressemblerait à celle qui conduit à l'élection d'un pape, avec des tours de scrutin successifs à la faveur desquels se dégage assez rapidement des tendances dominantes. Cette façon de voir se heurte à la méthodologie des Forces libanaises, qui souhaitent qu'un seul candidat représente le 14 Mars. Mais qui se sont dépêchées aussi d'avancer la candidature de Samir Geagea, comme pour prendre de vitesse celle d'Amine Gemayel. Inversement, une élection de Michel Aoun grâce à un appui du courant du Futur est considérée avec appréhension dans les milieux du 14 Mars. « En cas de nécessité, je préférerais que ce soit Sleimane Frangié qui soit élu, plutôt que Michel Aoun », a affirmé hier Élie Marouni.

Une troisième réunion s'est tenue hier, cette fois à Baabda, pour mettre la dernière touche aux préparatifs de la conférence nationale de dialogue de lundi. Une réunion à laquelle les Marada de Sleimane Frangié ont annoncé, par la voix de ce dernier, qu'ils n'assisteront pas. Le Hezbollah et les Forces libanaises, pour leur part, ne se sont pas encore prononcés à ce sujet. Un discours attendu aujourd'hui de Hassan Nasrallah pourrait trancher la question, tandis que les Forces libanaises annonçaient explicitement qu'elles prendront position aujourd'hui, peut-être dans l'attente de ce que va dire le secrétaire général du Hezbollah.

Appui extérieur
Quelles que soient les données locales, il semble certain que la présidentielle libanaise jouit d'un solide appui international, dont le moindre n'est pas celui du président américain Obama et du roi Abdallah d'Arabie. Tel est l'avis de certains milieux diplomatiques cités par notre chroniqueur Khalil Fleyhane. Ces deux puissances souhaitent l'élection d'un président qui œuvre dans l'esprit de rapprochement que les États-Unis tentent d'insuffler dans la région, sans y réussir toujours. Selon une source diplomatique citée, les deux chefs d'État ne souhaitent pas l'élection d'un candidat du 8 Mars, mais n'exigent pas non plus l'élection d'un va-t-en-guerre du 14 Mars. Ils se contenteraient donc d'un homme qui graviterait dans l'orbite du 14 Mars. Toujours est-il que selon les indiscrétions émanant de Riyad, on verra plus clair dans certains aspects de l'échéance présidentielle dans les prochains jours.

À Tripoli
Sur le plan de la sécurité, et plus exactement de la lutte antiterroriste, l'armée a marqué un nouveau point hier avec l'élimination d'un dangereux jihadiste implanté à Ersal. Toutefois, le véritable test de la sécurisation du pays se fera à Tripoli, où un ambitieux plan à deux volets, judiciaire et militaire, a été convenu. Il prévoit notamment que les « actions punitives ne seront pas menées unilatéralement ». L'assassinat d'un agent de l'ordre en uniforme a tout de même souligné que le défi ne sera pas facile à relever.

Le plan, convenu par les groupes de Bab el-Tebbané en présence de l'influent cheikh Salem Rafeï, sera discuté aujourd'hui avec les autorités publiques. Un redéploiement de l'armée dans les zones chaudes suivra. « Les perquisitions et les arrestations, exige l'accord, se feront en parallèle à Bab el-Tebbané et Jabal Mohsen. »

En soirée, le chef des milices alaouites, Rifaat Eid, a publié un communiqué bannissant toute agression contre l'armée, « même s'il est lui-même arrêté ». « Tout le monde sait que l'armée est déployée en force à Jabal Mohsen, dit encore le texte, qui considère que des groupes relevant de Daech et du Front al-Nosra se sont infiltrés à Bab el-Tebbané et sont responsables des agressions perpétrées contre la troupe. »


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commentaires (4)

CHACUN POUR SOI EST LA DEVISE DE TOUS CES VISITEURS DE BKERKÉ ! S'IL N'Y A PAS DES ÉLECTIONS LIBRES ET DÉMOCRATIQUES D'Où SORTIRAIT LE NOUVEAU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE, MAIS DES ENTENTES AVEC DES CONDITIONS IMPOSÉES, CAD NOMINATION DITE CONSENSUELLE... C'EST QUE L'ABRUTISSEMENT GÉNÉRAL EST DEVENU UNE MALADIE CHRONIQUE DANS LE PAYS... DI3AN IL BALAD !

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

22 h 19, le 29 mars 2014

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Commentaires (4)

  • CHACUN POUR SOI EST LA DEVISE DE TOUS CES VISITEURS DE BKERKÉ ! S'IL N'Y A PAS DES ÉLECTIONS LIBRES ET DÉMOCRATIQUES D'Où SORTIRAIT LE NOUVEAU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE, MAIS DES ENTENTES AVEC DES CONDITIONS IMPOSÉES, CAD NOMINATION DITE CONSENSUELLE... C'EST QUE L'ABRUTISSEMENT GÉNÉRAL EST DEVENU UNE MALADIE CHRONIQUE DANS LE PAYS... DI3AN IL BALAD !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    22 h 19, le 29 mars 2014

  • Au Liban, il n'y a que Michel AOUN et d'autres rescapés du passé pour se présenter à la l'élection présidentielle? C'est grave ! Michel Aoun, allié du Hezbollah et de Bachar le chimiste obtient dans un sondage de l'OLJ 17% C'est encore plus grave. Michel Aoun président, c'est la fin du Liban Je crois que ses partisans ne réalise pas l'avenir avec le Hezbollah !!!!

    FAKHOURI

    12 h 47, le 29 mars 2014

  • En bref un maronite fort à l'instar de Camille Chamoun en 1950 pourra sauver le pays .

    Sabbagha Antoine

    12 h 36, le 29 mars 2014

  • Trois pelés et un tondu !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    06 h 44, le 29 mars 2014

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