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Un officier libanais m'a demandé de remercier Assad et l'émir du Qatar, affirme une religieuse de Maaloula

La responsable du monastère grec-orthodoxe de Sainte-Tècle à Maaloula, la mère supérieure Pelagia Sayyaf, a affirmé que la déclaration qu'elle avait donnée à la suite de sa libération le 10 mars dernier, était dictée par un agent de sécurité libanais.

"Un agent de sécurité libanais m'a demandé de remercier le président syrien Bachar el-Assad et l'émir du Qatar Cheikh Tamim Ben Khalifa al-Thani ainsi que le directeur général de la Sûreté générale libanaise, le général Abbas Ibrahim, pour la libération des religieuses et j'ai dit ce qu'il m'a dicté", a indiqué mercredi la mère Sayyaf au quotidien al-Chark al-Awsat.

Les religieuses, enlevées à Maaloula, ville chrétienne de Syrie, le 3 décembre par le Front al-Nosra, ont été libérées le 10 mars en échange de quelque 150 prisonnières détenues par le régime de Bachar el-Assad, grâce à une médiation libano-qatarie.

"Ils m'ont ensuite donné un sac contenant des croix et des photos de Notre-Dame de Harissa et de la vierge Marie et m'ont dit qu'il s'agissait d'un cadeau du général Abbas Ibrahim. Ils m'ont alors demandé de porter la croix ", a-t-elle ajouté.

La religieuse a démenti que les sœurs aient été placées sous surveillance par les autorités syriennes, après avoir déclaré qu'elles avaient été "bien" traitées par le Front al-Nosra pendant leur captivité.

La mère supérieure Pelagia Sayyaf indique encore résider actuellement dans une des maisons du Patriarcat orthodoxe de Damas. "Les religieuses mènent une vie normale à Damas et nous attendons que la situation à Maaloula soit favorable pour retourner dans notre monastère", a déclaré la religieuse.

La responsable du monastère grec-orthodoxe de Sainte-Tècle à Maaloula, la mère supérieure Pelagia Sayyaf, a affirmé que la déclaration qu'elle avait donnée à la suite de sa libération le 10 mars dernier, était dictée par un agent de sécurité libanais.
"Un agent de sécurité libanais m'a demandé de remercier le président syrien Bachar el-Assad et l'émir du Qatar Cheikh Tamim Ben Khalifa al-Thani ainsi que le directeur général de la Sûreté générale libanaise, le général Abbas Ibrahim, pour la libération des religieuses et j'ai dit ce qu'il m'a dicté", a indiqué mercredi la mère Sayyaf au quotidien al-Chark al-Awsat.
Les religieuses, enlevées à Maaloula, ville chrétienne de Syrie, le 3 décembre par le Front al-Nosra, ont été libérées le 10 mars en échange de quelque 150 prisonnières détenues par le...