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Dernières Infos - Liban

S. Gemayel : Nous ne sommes pas au sein du gouvernement pour être partenaires de ceux qui détruisent le pays

Le député des Kataëb Samy Gemayel a déclaré jeudi lors du débat de confiance que "malheureusement, nous ne vivons pas aujourd'hui au sein d'un État, mais dans une jungle". "Notre territoire est bombardé, nos frontières violées, des Libanais combattent dans un pays voisin auprès d'un autre régime, la Constitution est violée, le mandat du Parlement est prorogé, le gouvernement actuel est celui des contradictions comme sa déclaration ministérielle", a souligné M. Gemayel.

Répondant à la théorie du Hezbollah selon laquelle sa participation dans les combats en Syrie a empêché l'entrée des jihadistes au Liban, Samy Gemayel a rétorqué que c'est le contraire qui est arrivé après la bataille de Yabroud. Il a dans ce contexte réitéré ses mises en garde contre une non distanciation du Liban vis-à-vis de la guerre syrienne.

Revenant ensuite sur la déclaration ministérielle, le député a rappelé les réserves de son parti, notamment concernant la clause relative au droit à la résistance et à la reconnaissance de l’État comme autorité de référence en la matière. Martelant près de dix fois "mentionnez l’État!", il a rappelé "le grand conflit" que cette demande a créé chez les ministres du 8 Mars, notamment du Hezbollah.

Après avoir envisagé une démission de ses ministres, le parti a finalement décidé, mardi, de rester au sein du gouvernement de Tammam Salam après des concertations avec le Premier ministre et le chef de l’État Michel Sleiman.

Commentant cette décision, M. Gemayel a souligné que "le but de notre participation dans ce gouvernement n'est nullement d'être partenaires de ceux qui détruisent le Liban, mais de s'opposer à eux et de coopérer pour l'intérêt des Libanais".

Le jeune député s'est enfin adressé au président du Parlement, Nabih Berry, soulignant l'importance de respecter les échéances constitutionnelles, à savoir l'élection présidentielle et les législatives. Il a dans ce contexte appelé M. Berry à convoquer l'Assemblée, après le vote de confiance, à une séance consacrée à l'adoption d'une nouvelle loi électorale. "Nous passerons ensuite à l'élection d'un nouveau président puis à la formation d'un nouveau gouvernement pour ensuite tenir les législatives sur la base de la nouvelle loi", a-t-il ajouté avant d'accorder sa confiance au gouvernement "par souci de préserver les institutions".

Le député des Kataëb Samy Gemayel a déclaré jeudi lors du débat de confiance que "malheureusement, nous ne vivons pas aujourd'hui au sein d'un État, mais dans une jungle". "Notre territoire est bombardé, nos frontières violées, des Libanais combattent dans un pays voisin auprès d'un autre régime, la Constitution est violée, le mandat du Parlement est prorogé, le gouvernement actuel est celui des contradictions comme sa déclaration ministérielle", a souligné M. Gemayel.
Répondant à la théorie du Hezbollah selon laquelle sa participation dans les combats en Syrie a empêché l'entrée des jihadistes au Liban, Samy Gemayel a rétorqué que c'est le contraire qui est arrivé après la bataille de Yabroud. Il a dans ce contexte réitéré ses mises en garde contre une non distanciation du Liban vis-à-vis de la guerre...