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Moyen Orient et Monde - Nucléaire Iranien

Le dialogue reprend vaille que vaille

Les négociations à Vienne sont entrées hier dans le vif du sujet, en présence notamment du ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, et de la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton. Dieter Nagl/AFP

La Russie et les Occidentaux, profondément divisés par la crise ukrainienne, s'efforçaient hier de se présenter unis malgré tout lors de la reprise des négociations avec l'Iran sur son programme nucléaire. « Je n'ai noté aucun effet négatif, nous poursuivons notre bon travail dans l'unité », a affirmé le porte-parole européen, Michael Mann, après le début de la réunion à Vienne entre la République islamique et les 5+1 (Allemagne, Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni et Russie).
Enjeu de cette deuxième réunion en un mois : la fin d'une décennie de confrontation dangereuse entre l'Iran, qui proclame son droit au nucléaire civil, et les grandes puissances qui le soupçonnent de chercher secrètement à se doter de la bombe atomique. En novembre dernier, les deux parties avaient conclu un plan d'action sur six mois. Les négociateurs essaient de transformer cet accord en un arrangement définitif. Les points les plus délicats en discussion sont la dimension du programme iranien d'enrichissement d'uranium et le réacteur à eau lourde d'Arak.
Après avoir négocié en détail l'ordre du jour des discussions, les pourparlers sont entrés hier dans le vif du sujet, en présence notamment du ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, et de la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton. Toutefois, chacune des parties convient que le succès des négociations n'est en rien garanti.
Parallèlement, en Israël, le ministre de la Défense Moshe Yaalon a déclaré que les États-Unis se montrent faibles sur la scène internationale et qu'Israël ne doit pas compter sur eux pour qu'ils prennent la tête de la confrontation avec l'Iran. Cité par le quotidien Haaretz, il a exprimé une profonde déception à l'égard de la gestion des dossiers brûlants de l'actualité par le président Barack Obama. M. Yaalon a notamment regretté les négociations sur le programme nucléaire de Téhéran, alors que « les gens savent que l'Iran triche ». « C'est pourquoi, sur cette question, nous devons faire comme si nous n'avions personne pour veiller sur nous si ce n'est nous-mêmes », a déclaré le ministre, concluant : « Malheureusement, quand il s'agit de négocier dans un bazar persan, les Iraniens sont meilleurs. »

(Sources : agences)

La Russie et les Occidentaux, profondément divisés par la crise ukrainienne, s'efforçaient hier de se présenter unis malgré tout lors de la reprise des négociations avec l'Iran sur son programme nucléaire. « Je n'ai noté aucun effet négatif, nous poursuivons notre bon travail dans l'unité », a affirmé le porte-parole européen, Michael Mann, après le début de la réunion à Vienne entre la République islamique et les 5+1 (Allemagne, Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni et Russie).Enjeu de cette deuxième réunion en un mois : la fin d'une décennie de confrontation dangereuse entre l'Iran, qui proclame son droit au nucléaire civil, et les grandes puissances qui le soupçonnent de chercher secrètement à se doter de la bombe atomique. En novembre dernier, les deux parties avaient conclu un plan d'action sur six...
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