Bankdata Financial Services a publié son dernier rapport mesurant la performance des 14 premières banques du pays, dont les dépôts sont supérieurs à deux milliards de dollars. Selon ce document, « les banques alpha ont connu une activité relativement forte en 2013 dans un environnement d'exploitation difficile caractérisé par une stagnation économique et de faibles taux d'intérêt mettant sous pression les marges ».
L'activité des banques alpha (mesurée par le total des actifs consolidés), a ainsi connu une augmentation de 10,1 % sur la période couverte, pour atteindre les 176,4 milliards de dollars à la fin de 2013.
Cette performance a été réalisée alors que 46 nouvelles agences ont été ouvertes en 2013 avec 1 202 nouveaux employés.
Le rapport précise en outre que l'activité bancaire demeure principalement menée par les dépôts de la clientèle qui ont augmenté de 9,9 % en 2013, passant de 133,9 milliards de dollars à la fin du mois de décembre 2012 à 147,2 milliards fin 2013. La hausse de 13,2 milliards de dollars renforce la capacité de financement des banques, toujours selon le rapport alpha, les dépôts bancaires représentant 83 % du bilan total, s'avérant de 27 % plus élevés que la croissance des dépôts enregistrée sur la même période de 2012.
Par ailleurs, la répartition des dépôts bancaires montre que la croissance enregistrée en 2013 est principalement le fait de dépôts des résidents (76,8 % du total de l'augmentation), les dépôts des non-résidents affichant tout de même une croissance significative de 14,3 % sur l'année. Sur le total des dépôts des résidents, il faut souligner que ceux en devises ont représenté 82 % du total de leur croissance en 2013.
Grâce à des liquidités supplémentaires à portée de main et un effet de levier relativement faible, comme en témoigne le ratio prêt/dépôts à 36,7 %, les banques alpha ont bénéficié d'une flexibilité suffisante pour accorder de nouveaux crédits tout au long de 2013 au Liban et à l'étranger, ajoute le rapport.
L'activité de prêts a ainsi augmenté de 15,6 % en 2013, les crédits domestiques ayant augmenté de 8,2 % et ceux aux non-résidents de 38,6 %.
Les banques ont aussi augmenté leur portefeuille d'obligations souveraines par l'acquisition de la majeure partie du portefeuille de la Banque du Liban (BDL) l'an dernier.
Les banques libanaises, réputées pour leur modèle conservateur et prudent en matière de risques, se sont en fait « montrées soucieuses de préserver la qualité de leurs actifs », maintenant un ratio de créances douteuses à seulement 5,85 % du total des prêts pour les banques alpha fin 2013, toujours selon les mêmes sources. Tandis que les provisions pour pertes sur prêts ont représenté 78 % des créances douteuses, les créances douteuses nettes ont maintenu leur niveau de l'an dernier à 1,29 % du total des crédits.
Enfin, au niveau de la profitabilité, les banques alpha ont pu maintenir le même niveau que l'année précédente, les profits nets ayant stagné à 1 718 millions de dollars en 2013.
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Commentaire
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07 h 58, le 18 mars 2014