Le ministre du Tourisme, Michel Pharaon, a estimé hier que « les principes du 14 Mars sont encore vivants », précisant que le 14 Mars et le président des Forces libanaises, Samir Geagea, sont « sur la même longueur d'onde » concernant l'attitude à adopter vis-à-vis de la déclaration ministérielle.
« Nous n'accepterons jamais une déclaration légalisant les armes de la résistance au plan interne », a-t-il souligné.
Le 14 Mars est « un projet sans alternative pour le Liban de demain, fondé sur le pacte, la Constitution et l'État. Le 14 Mars appartiendra pour toujours au peuple libanais », a déclaré M. Pharaon, dans un entretien à Radio Liban libre, rendant hommage aux « sacrifices énormes consentis pour la défense de ces principes et pour assurer la pérennité de la voie souverainiste ».
« L'un des slogans qui ont été brandis le 14 mars 2005 était : "Vérité, liberté, unité nationale". La bataille pour la vérité a mené à la naissance du tribunal international. La liberté s'est réalisée par le retrait de l'armée syrienne, et notre marche se poursuit face aux forces de la dictature et de l'extrémisme. Quant à l'unité nationale, elle est appliquée par le biais des résolutions du dialogue national et par la neutralité du Liban », a poursuivi Michel Pharaon.
« Nous sommes entrés au gouvernement parce que le cabinet précédent a créé un effondrement qui nous a pris vers l'abîme, a ajouté Michel Pharaon. Nous sommes réalistes et vigilants concernant le caractère délicat de la situation politique, sécuritaire et financière », a noté le ministre du Tourisme. « L'absence de formation du cabinet allait se répercuter sur l'élection présidentielle », a-t-il ajouté, soulignant que « le compromis qui a eu lieu était de nature sécuritaire et non politique ».


COURTE OU LONGUE ?
18 h 50, le 16 mars 2014