La tranquillité d'un village du Liban-Nord : Ehden recouvert d'une légère couche de neige.
Il a fallu attendre le mois de mars pour voir la pluie tomber. Malheureusement au Liban, tout, même une pluie qui devrait réjouir agriculteurs et citadins craignant la sécheresse à venir, peut provoquer des catastrophes. Les dernières intempéries ont ainsi tué cinq personnes.
À Mar Chaaya, dans le Metn, la foudre est tombée, mercredi soir, sur une maison préfabriquée. Le matériau a pris feu, la maison a été réduite en cendres, et trois personnes sont décédées : Habib Bechaalani, 77 ans, sa sœur Yousfieh, 72 ans, et sa fille Rosette, 40 ans.
Habib travaillait dans des serres agricoles appartenant au couvent de Mar Chaaya et parvenait à peine à joindre les deux bouts. Il vivait dans la maison préfabriquée avec sa sœur Yousfieh, sa fille Bernadette qui était au travail au moment de l'accident, sa fille Rosette et son gendre, le mari de cette dernière, morte avec son père et sa tante ; il était absent quand la foudre a mis le feu à la petite maison.
Selon les témoins, les trois occupants de la maison étaient réveillés au moment de l'accident et Rosette a même demandé de l'aide en téléphonant à son mari. Il a été impossible de les sauver car quand les habitants du village ont réussi à ouvrir la porte, il y a eu un appel d'air et la maison a flambé en l'espace de quelques instants.
Toujours dans le Metn, à Roumieh, un éboulement a tué un ouvrier syrien, Saleh Hamad, et blessé quatre autres, Ahmad Khalil, Rakez Abed, Zita Sido et Fawaz Abdallah. Tous travaillaient dans un chantier de construction situé à proximité d'un monticule de sable qui s'est effondré à cause de la pluie. Les secours sont vite arrivés et les blessés ont été transportés aux hôpitaux voisins. Le chantier abritait une vingtaine d'ouvriers.
(Dossier : L’aridité galopante au Liban, un phénomène irréversible ?)
À Batroun, sur la côte de Selaata, la Défense civile a pu repêcher le corps de Jad Hazimeh, 24 ans. Le jeune homme s'était noyé mercredi en fin d'après-midi, alors qu'il s'adonnait à son passe-temps favori : la pêche. Les vents violents l'ont propulsé dans l'eau et il est tombé sur les rochers. Son corps a été retrouvé hier dans le port de Selaata. La Défense civile avait œuvré en vain durant la nuit de mercredi à jeudi à récupérer son corps mais la violence du vent et la force des vagues l'avaient empêchée d'y parvenir.
Les intempéries ont par ailleurs occasionné de lourds dégâts matériels dans certaines régions. Ainsi, à Denniyé, l'eau est entrée dans les entrepôts et les maisons, bloquant chez elles nombre de personnes. Les habitants des quartiers touchés ont bloqué l'autoroute reliant Tripoli au Akkar pour protester contre l'absence d'aide de la part du Haut Comité de secours.
Au Liban-Sud, un pont, Jisr el-Sitt Zbeidé, reliant Nabatiyeh à l'Iqlim at-Touffah, a été couvert par les eaux. Le fleuve qu'il enjambe est sorti de son lit et a inondé des maisons dans les villages de Jarjouh, Arab Bsalim et Habbouche.
Le temps restera pluvieux jusqu'à ce soir. En week-end, les températures devraient être plus clémentes, mais le temps restera nuageux. La pluie devrait reprendre dès mardi.
Lire aussi
Une saison à l'envers
L'absence de neige désespère la montagne libanaise
À Mar Chaaya, dans le Metn, la foudre est tombée, mercredi soir, sur une maison préfabriquée. Le matériau a pris feu, la maison a été réduite en cendres, et trois personnes sont décédées : Habib Bechaalani, 77 ans, sa sœur Yousfieh, 72 ans, et sa fille Rosette, 40 ans.Habib travaillait dans des serres agricoles appartenant au couvent de Mar Chaaya et parvenait à peine à joindre les deux bouts. Il vivait dans la maison préfabriquée avec sa sœur Yousfieh, sa fille Bernadette qui était au travail au moment de l'accident, sa fille Rosette et...


Trop de dégâts pour une petite tempête. Vraiment regrettable .
13 h 00, le 14 mars 2014