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Liban

Les indépendants insistent sur la reconnaissance de l’État comme autorité de référence

Les personnalités chrétiennes indépendantes réunies hier chez le ministre Boutros Harb.

Les députés et personnalités indépendantes ont déploré hier dans un communiqué le fait que la commission chargée de la rédaction de la déclaration ministérielle « n'ait pas réussi à s'entendre sur une formule qui puisse garantir le respect du principe fondamental et élémentaire (...) sur lequel sont fondés toutes les nations, à savoir la reconnaissance de l'État comme autorité de référence dans la détermination des options et dans la prise des décisions stratégiques, au nom du peuple libanais (...) ».
« Nous déplorons le fait que le conflit soit présenté comme portant sur le devoir des Libanais de se défendre face aux dangers et aux agressions extérieures, à commencer par les violations israéliennes, ou comme un manquement à leur droit à résister à une occupation extérieure, comme cela était le cas avant la libération du Liban-Sud et de la Békaa-Ouest le 25 mai 2000 », note le communiqué publié à l'issue de la réunion. « Le conflit à ce sujet est lié à l'autorité de référence et de gestion de ce droit et devoir qui supposent des conséquences et des prix à payer touchant l'ensemble du peuple libanais et qu'il ne faudrait pas laisser à la merci d'un parti politique à lui seul », poursuit le texte.
« Nous soulignons notre attachement au principe de reconnaissance de l'État comme autorité de référence et comme décideur de toutes les options, tous les mécanismes et toutes les affaires souverainistes, à commencer par le droit et le devoir de défendre le Liban et la résistance de toute occupation étrangère. Nous exprimons le souhait que le Conseil des ministres demain (aujourd'hui, NDLR) soit l'occasion d'adopter ce principe élémentaire et d'entériner une déclaration ministérielle permettant à ce gouvernement de démarrer réellement pour s'occuper des priorités des Libanais, à commencer par l'élection d'un nouveau président de la République, la préservation de la sécurité, la protection des Libanais, l'endiguement de la crise des réfugiés et la mise à terme de l'effondrement socio-économique qui menace aujourd'hui chaque famille libanaise », ajoute le communiqué.
La réunion s'est tenue au bureau du ministre des Télécoms, Boutros Harb, en présence de ce dernier, des députés Dory Chamoun et Fouad el-Saad, des anciens députés Camille Ziadé et Jawad Boulos, du chef du mouvement de l'Indépendance, Michel Moawad, et du secrétaire général du Renouveau démocratique, Antoine Haddad.

Harb à Bkerké
M. Harb s'était rendu mardi soir à Bkerké pour y rencontrer le patriarche maronite, Mgr Béchara Raï, et le tenir au courant de « l'échec » des réunions de la commission ministérielle et de ses répercussions sur la vie politique, de l'échéance présidentielle et de la situation au ministère des Télécoms. « Je me suis mis, comme d'habitude, à la disposition du patriarche afin d'accompagner les efforts qu'il déploie afin de réunir les parties, chrétiennes essentiellement, autour du principe de respecter leur engagement à se rendre à la séance parlementaire, à laquelle convoqueront le président de la Chambre et le président de la République, et pour que nul ne torpille le quorum. C'est là le véritable mal qui a exposé l'élection présidentielle à une opération de chantage la fois précédente. Ceux qui n'ont pas participé à la séance avaient réussi à imposer leurs conditions à l'autre partie concernant le profil des candidats, afin de garantir l'élection de candidats bénéficiant des qualités qu'ils souhaitent, même si ces dernières ne sont pas toujours dans l'intérêt du Liban », a déclaré M. Harb à l'issue de la réunion.
Concernant la déclaration ministérielle, M. Harb a laissé entendre que le Premier ministre « prendrait position pour mettre fin à la polémique » et qu'il « pourrait démissionner ».

Les députés et personnalités indépendantes ont déploré hier dans un communiqué le fait que la commission chargée de la rédaction de la déclaration ministérielle « n'ait pas réussi à s'entendre sur une formule qui puisse garantir le respect du principe fondamental et élémentaire (...) sur lequel sont fondés toutes les nations, à savoir la reconnaissance de l'État comme autorité de référence dans la détermination des options et dans la prise des décisions stratégiques, au nom du peuple libanais (...) ».« Nous déplorons le fait que le conflit soit présenté comme portant sur le devoir des Libanais de se défendre face aux dangers et aux agressions extérieures, à commencer par les violations israéliennes, ou comme un manquement à leur droit à résister à une occupation extérieure, comme cela était le...
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