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À La Une - Crise

La Russie aurait envoyé des centaines de soldats en Crimée

Affirmant ne pas avoir été "renversé", Ianoukovitch veut lutter "pour l'avenir de l'Ukraine".

La Russie va octroyer des passeports russes aux Berkout, policiers d'élite ukrainiens accusés d'avoir tués par balles de nombreux manifestants sur le Maïdan, et dont l'unité a été démantelée. Viktor Drachev/AFP

Barack Obama a mis Moscou en garde vendredi contre une intervention armée en Ukraine alors qu'un responsable du Pentagone estimait que des centaines de soldats russes avaient été déployés en Crimée, une "agression" selon le gouvernement intérimaire de Kiev. "Nous sommes profondément inquiets au sujet d'informations sur des mouvements de troupes entrepris par la fédération russe en Ukraine", a déclaré le président des Etats-Unis lors d'une intervention en fin d'après-midi depuis la Maison Blanche.
"Les Etats-Unis seront solidaires de la communauté internationale pour souligner qu'il y aura un coût à toute intervention militaire en Ukraine", a ajouté M. Obama. Peu après, un haut responsable américain s'exprimant sous couvert de l'anonymat a affirmé que M. Obama pourrait renoncer à participer au sommet du G8 à Sotchi (Russie) en juin.

M. Obama n'a toutefois pas confirmé les déclarations des autorités ukrainiennes par intérim, qui, dénonçant une "agression" de Moscou, avaient affirmé plus tôt que 2.000 militaires russes avaient été aérotransportés près de Simféropol, capitale de la république autonome de Crimée.
Un responsable américain de la Défense a ensuite affirmé que la Russie avait envoyé "plusieurs centaines de soldats" en Crimée, région stratégique russophone du sud où est basée la flotte russe de la Mer Noire.

(Pour mémoire : Les Ukrainiens découvrent, bouche bée, le train de vie luxueux de leur ex-président)


"Je m'adresse personnellement au président (russe Vladimir) Poutine, pour lui demander d'arrêter immédiatement son agression non dissimulée et de retirer ses militaires en Crimée", avait auparavant déclaré Olexandre Tourtchinov, président par intérim de l'Ukraine, désigné par le Parlement après la destitution de Viktor Ianoukovitch le 22 février. Il a dénoncé une provocation de Moscou: "On provoque le conflit et ensuite on annexe le territoire", selon un scénario déjà utilisé selon lui en Géorgie en 2008.

Mouvements de blindés

Selon le représentant du président ukrainien en Crimée, Serguiï Kounitsyne, "l'espace aérien (en Crimée) est fermé en raison du grand nombre d'atterrissages d'avions et d'hélicoptères russes". Il a estimé que près de 2.000 militaires russes avaient ainsi été aérotransportés sur un aéroport militaire près de Simféropol.

Jeudi, la Russie avait assuré que "la flotte russe de la mer Noire appliquait strictement les accords" conclus avec l'Ukraine et que le "déplacement de certains blindés de la flotte de la mer Noire s'était fait conformément aux accords et ne nécessitait aucune approbation" de Kiev.

La Crimée a appartenu à la Russie, au sein de l'URSS, avant d'être rattachée à l'Ukraine en 1954.

(Reportage : Quand l'Est ne veut plus payer pour l'Ouest...)

Des hommes armés étaient toujours présents vendredi en fin d'après-midi sur plusieurs sites stratégiques de Simféropol, a constaté l'AFP. Des témoins ont également signalé vendredi soir des mouvements de véhicules blindés non identifiés entre Sébastopol et Simféropol.
Dans le centre de Simféropol, le Parlement local reste contrôlé par plusieurs dizaines d'hommes armés pro-russes, qui ont hissé jeudi le drapeau russe sur son toit. Les députés ont limogé le gouvernement local et voté la tenue le 25 mai d'un référendum pour plus d'"autonomie".

A l'issue d'une réunion à huis clos du Conseil de sécurité de l'ONU à New York, l'ambassadrice américaine Samantha Power a demandé au nom de son pays l'envoi d'urgence d'une "mission internationale de médiation" en Crimée et appelé la Russie à retirer ses forces militaires de la région. La mission aura pour objectif de "commencer à faire baisser la tension et à faciliter un dialogue politique pacifique et productif entre toutes les parties ukrainiennes", a-t-elle ajouté à l'issue d'une réunion du Conseil de sécurité.
L'ambassadeur russe Vitali Tchourkine a de son côté immédiatement répondu que Moscou avait "pour principe de ne pas accepter les médiations imposées".

Rompant un long silence sur les derniers événements en Ukraine, M. Poutine avait auparavant jugé "extrêmement important d'éviter une escalade de la violence et indispensable de parvenir le plus vite possible à une normalisation de la situation" en Ukraine, au cours d'entretiens téléphoniques avec la chancelière allemande Angela Merkel, le Premier ministre britannique David Cameron et le président du Conseil européen Herman Van Rompuy, selon le Kremlin.

Avoirs gelés

Au Parlement à Kiev, les députés ont voté vendredi matin une résolution appelant les pays occidentaux à garantir la souveraineté de l'Ukraine. Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la Russie se sont portés garants de l'indépendance de l'Ukraine dans le Mémorandum de Budapest, signé en 1994, en échange de son renoncement aux armes nucléaires après la chute de l'Union soviétique dont elle faisait partie.

C'est dans ce contexte de plus en plus tendu que M. Ianoukovitch, recherché en Ukraine pour "meurtres de masse" après la mort de 82 personnes à Kiev la semaine dernière, a refait surface vendredi à Rostov-sur-le-Don en Russie.
Il s'agit de sa première apparition en public depuis sa destitution. La Russie lui a accordé sa "protection" face aux "extrémistes" et n'a pas reconnu les nouvelles autorités de Kiev.
M. Ianoukovitch a déclaré avoir été contraint de quitter l'Ukraine après des menaces sur sa vie, affirmant que des "jeunes nationalistes et pro-fascistes" ont pris le pouvoir à Kiev.

(Repère : Les figures-clés du nouveau pouvoir)



L'Ukraine de son côté a lancé une procédure pour obtenir l'extradition de M. Ianoukovitch de Russie, selon un communiqué du parquet.

Viktor Ianoukovitch n'a plus aucune légitimité à diriger l'Ukraine, ont estimé vendredi les Etats-Unis. "Nous estimons que Ianoukovitch a perdu toute légitimité puisqu'il a failli à ses responsabilités. Il a quitté l'Ukraine", a déclaré la porte-parole du département d'Etat.

Les nouvelles autorités à Kiev ont reçu le soutien des Occidentaux. Angela Merkel a félicité vendredi le nouveau Premier ministre Arseni Iatseniouk et l'a assuré de son soutien. "L'Union européenne et l'Allemagne feront tout ce qu'elles peuvent pour soutenir le nouveau gouvernement ukrainien", a-t-elle dit.
L'Autriche et la Suisse ont annoncé avoir gelé les avoirs d'une série de ressortissants ukrainiens à la demande du pouvoir de transition à Kiev.

La directrice générale du Fonds monétaire international, Christine Lagarde, s'est par ailleurs voulue rassurante quant à la santé de l'économie ukrainienne, que beaucoup voient au bord de la banqueroute. "Nous ne voyons rien d'alarmant, rien qui mérite de paniquer pour le moment", a-t-elle déclaré à Washington, appelant les autorités ukrainiennes à se garder d'évoquer des montants d'aide qui "n'ont pas de sens".

 

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Barack Obama a mis Moscou en garde vendredi contre une intervention armée en Ukraine alors qu'un responsable du Pentagone estimait que des centaines de soldats russes avaient été déployés en Crimée, une "agression" selon le gouvernement intérimaire de Kiev. "Nous sommes profondément inquiets au sujet d'informations sur des mouvements de troupes entrepris par la fédération russe en Ukraine", a déclaré le président des Etats-Unis lors d'une intervention en fin d'après-midi depuis la Maison Blanche."Les Etats-Unis seront solidaires de la communauté internationale pour souligner qu'il y aura un coût à toute intervention militaire en Ukraine", a ajouté M. Obama. Peu après, un haut responsable américain s'exprimant sous couvert de l'anonymat a affirmé que M. Obama pourrait renoncer à participer au sommet du G8 à Sotchi...
commentaires (6)

VOILÀ ! SANS LES SOLDATS EN CRIMÉE... COMMENT LES SAUMONS SERONT PRÉPARÉS... SANS FUMÉE ?

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

13 h 07, le 01 mars 2014

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Commentaires (6)

  • VOILÀ ! SANS LES SOLDATS EN CRIMÉE... COMMENT LES SAUMONS SERONT PRÉPARÉS... SANS FUMÉE ?

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    13 h 07, le 01 mars 2014

  • Le depecage de l'ukraine a commence, la Crimee restera russe et le reste yanky , on a deja des posters ecrits en anglais sur les murs de Kiev.

    FRIK-A-FRAK

    20 h 54, le 28 février 2014

  • Il serait difficile de croire que la Russie de Poutine puisse se laisser marcher sur les pieds , la Crimee est un poumon vers les mers chaudes de la mediterrannee , je pense que l'occidecadent panique devant ce cadeau empoisonne endette a faire pleurer un mendiant . Suite au prochain numero .

    FRIK-A-FRAK

    19 h 15, le 28 février 2014

  • SI L'OURS LAISSE ÉCHAPPER LE SAUMON UKRAINIEN... LA CARPE TCHÉTCHÈNE SUIVRAIT... ET LA SOLE MEUNIÈRE SYRIENNE LUI SERAIT SERVIE AU LARD OURSIEN...

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    16 h 26, le 28 février 2014

  • Tout ceci va finir en jus de boudin rouge à la yougoslave ou, à l'amiable à la tchécoslovaque !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    16 h 09, le 28 février 2014

  • Soyons serieux , un president elu democratiquement degage par un complot de l'etranger finance par l'occidecadent , et on veut une adhesion mondiale a ca ? La russie a des interets sur place , ils ne peuvent pas etre ignores , avec quoi viennent les occidecadents ? des slogans creux de liberte egalite fraternitee , plus personne y croient et ceux qui y croient aujourd'hui en grece , italie espagne france etc... ont compris que le but final c'est faire les poches des peuples a la erci des lobbyists sionistes . La Crimee , ne fera pas partie de cette couillonnade , et les ukrainiens qui ont chante tt l'ete devraient danser a present vu que ce qui va leur manquer le plus c'est le fric .

    FRIK-A-FRAK

    13 h 25, le 28 février 2014

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