Peu après l’énoncé du verdict, Christian Wulff, l’ancien président allemand, a dit vouloir « me tourner vers l’avenir », affirmant que sa fille et son fils allaient « peut-être avoir (désormais) un père plus soulagé qu’au cours des deux dernières années ». POOL/Julian Stratenschulte/AFP
La justice allemande a relaxé hier l'ancien président allemand Christian Wulff qui était accusé de trafic d'influence pour avoir accepté un cadeau de 700 euros dans une affaire qui avait provoqué sa démission il y a deux ans. Le tribunal de grande instance de Hanovre, qui avait annoncé en décembre envisager un abandon des poursuites, a estimé que les charges étaient insuffisantes et a précisé que l'accusé aurait droit à une indemnisation pour le préjudice subi, notamment pour des perquisitions effectuées à son domicile. Premier chef de l'État allemand à comparaître devant la justice, Christian Wulff, 54 ans, a dit vouloir « (se) tourner vers l'avenir » peu après l'énoncé du verdict, affirmant que sa fille et son fils allaient « peut-être avoir (désormais) un père plus soulagé qu'au cours des deux dernières années ».
Ce procès, qui s'était ouvert en novembre, était l'aboutissement d'une vaste polémique démarrée fin 2011, qui a brisé sa carrière politique en le conduisant à la démission le 17 février 2012, moins de deux ans après avoir été désigné président fédéral. Ce « cadeau » de quelque 700 euros lui avait été offert par un producteur de cinéma, David Groenewold, avec lequel il entretient une relation d'amitié. La contrepartie de ce cadeau aurait été une intervention supposée de Wulff auprès du patron du conglomérat Siemens pour le soutien à un film de Groenewold. Ce dernier, accusé de tentative de corruption, a également été relaxé hier.
(Source : AFP)

