Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - Thaïlande

Yingluck Shinawatra esquive la commission anticorruption

À côté du QG de la Commission anticorruption, un vendeur expose sa marchandise pro-Shinawatra. Manjunath Kiran/AFP

La Première ministre thaïlandaise Yingluck Shinawatra, contestée par la rue depuis quatre mois, a esquivé hier une convocation pour négligence de la Commission anticorruption (NACC), procédure qui pourrait mener à sa destitution. La NACC estime que Yingluck a ignoré les mises en garde contre la corruption qu'aurait engendrée le programme controversé d'aide aux riziculteurs. Elle l'a donc convoquée pour lui faire part officiellement d'accusations de négligence. Mais la Première ministre, en déplacement dans son fief du nord du pays, a envoyé ses avocats à sa place. Yingluck, qui clame son innocence, « a l'intention de coopérer », a assuré l'un d'eux, Norrawit Larlaeng, précisant qu'elle croyait toujours en ce programme qui a conduit le gouvernement à acheter le riz aux paysans jusqu'à 50 % au-dessus du prix du marché. Si Yingluck était reconnue coupable, le dossier pourrait être transmis à la justice et en même temps transféré au Sénat, qui pourrait l'interdire de vie politique pour cinq ans.
La Première ministre fait également face depuis l'automne à des manifestants qui veulent remplacer le gouvernement par un « conseil du peuple » non élu. Les législatives du 2 février n'ont pas réussi à apaiser les violences engendrées par cette crise. Les manifestants ont en effet largement perturbé le scrutin, empêchant la publication des résultats et la réunion du nouveau Parlement, en attendant de nouveaux scrutins partiels. Alors que le gouvernement a plaidé pour des négociations, le leader du mouvement, Suthep Thaugsuban, a déclaré hier qu'il ne discuterait avec Yingluck que face à face et en direct à la télévision.
Un appel qu'elle a rejeté. Son vice-Premier ministre Surapong Tovichakchaikul a, lui, indiqué hier avoir invité le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon à venir en Thaïlande pour servir de médiateur.
(Source : AFP)

La Première ministre thaïlandaise Yingluck Shinawatra, contestée par la rue depuis quatre mois, a esquivé hier une convocation pour négligence de la Commission anticorruption (NACC), procédure qui pourrait mener à sa destitution. La NACC estime que Yingluck a ignoré les mises en garde contre la corruption qu'aurait engendrée le programme controversé d'aide aux riziculteurs. Elle l'a donc convoquée pour lui faire part officiellement d'accusations de négligence. Mais la Première ministre, en déplacement dans son fief du nord du pays, a envoyé ses avocats à sa place. Yingluck, qui clame son innocence, « a l'intention de coopérer », a assuré l'un d'eux, Norrawit Larlaeng, précisant qu'elle croyait toujours en ce programme qui a conduit le gouvernement à acheter le riz aux paysans jusqu'à 50 % au-dessus du prix du...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut