Marwan Dimachkié, 41 ans, a été retrouvé mort dans sa voiture à Nahr el-Kalb. Photo NowLebanon
Marwan Dimachkié, auteur d'un chant anti-Hezbollah et anti Bachar el-Assad, intitulé Ohfor Kabraka Fi Yabroud (en français « Creuse ta tombe à Yabroud »), a été retrouvé tué, dans sa petite voiture Picanto, sur la route maritime de Nahr el-Kalb.
La victime avait reçu une balle dans la tête alors que le pistolet a été retrouvé entre ses jambes. C'est ce qui pousse les enquêteurs à penser qu'il ne s'agit pas d'un suicide. Né en 1973, Marwan Dimachkié, qui soutenait la révolution syrienne, a été enterré hier à Beyrouth.
Le président du bureau politique de la Jamaa islamiya, Azzam Ayoubi, a souligné que « Marwan avait rejoint les rangs de la Jamaa islamiya il y a dix ans. Il est connu pour son soutien à la révolution syrienne et pour l'aide qu'il assure aux réfugiés syriens ». « Il a également participé à la rédaction du chant militant Creuse ta tombe à Yabroud, qui était une réponse au chant pro-Hezbollah intitulé Crie ta victoire à Yabroud, écrit et chanté par Ali Barakat », ajoute-t-il.
Selon Azzam Ayoubi, « Dimachkié n'est en aucun cas suicidaire, car il possède notamment de très importantes convictions religieuses. Sa mort pourrait être le résultat d'un règlement de comptes », a-t-il ajouté sans pour autant accuser le Hezbollah de l'avoir liquidé.
Toutefois, la Jamaa islamiya a publié un communiqué soulignant que contrairement à ce qui a été rapporté par la presse et les médias sociaux, Marwan Dimachkié n'est pas l'auteur du chant Creuse ta tombe à Yabroud. « La Jamaa Islamiya n'accuse personne de sa mort, appelle ses partisans au calme et attend les résultats de l'enquête », précise le texte.
La Jamaa islamiya avait annoncé mardi soir que Dimachkié était sorti mardi à l'aube pour réciter la prière comme à son habitude mais qu'il était resté injoignable depuis. Si son assassinat venait à être confirmé, il constituerait un sinistre remake du meurtre d'Ibrahim Kachouche qui, au début de la guerre en Syrie, avait eu la gorge tranchée par les forces du régime. Il avait alors écrit une chanson devenue l'hymne de la révolution et intitulée Yalla Irhal Ya Bachar (en français « Bachar, dégage ! »).
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Encore un autre "Méhdi Äâmel", mais cette fois "islamiste" et non Marxiste !
07 h 33, le 27 février 2014