* Ramzi Jreige, ministre de l'Information (14 Mars) : « Personnellement, je trouve malheureux que la volonté d'intégrer la déclaration de Baabda à la déclaration ministérielle se heurte à une opposition d'une partie politique. Les principes dont part cette déclaration sont consensuels et ont été adoptés à l'unanimité par le comité de dialogue. Or la partie qui s'oppose à cette mention considère que la neutralité du Liban et la distanciation s'opposent à son implication dans les combats en Syrie. »
* Nabil de Freige, ministre d'État à la Réforme administrative (14 Mars) : « Les délais dont il est question concernant la déclaration ministérielle n'existent pas initialement dans la Constitution. Si la déclaration ministérielle n'est pas adoptée au bout d'un mois, cela ne veut pas dire que le cabinet est démissionnaire. Si le 8 Mars tient vraiment à retourner au triptyque armée-peuple-résistance, il est risible de constater que le timing du raid israélien sur la position du Hezbollah vient confirmer le rôle de la résistance. »
* Ziad Kadri, député de la Békaa-Ouest (courant du Futur) : « La déclaration de Baabda protège le Liban, de même que l'unité des Libanais autour d'une stratégie libanaise menée par l'État libanais pour défendre le pays. Nous appelons au tracé des frontières libano-syriennes afin de protéger la sécurité du Liban. Le raid israélien nous a renvoyés au problème essentiel, en l'occurrence le monopole de la décision aux mains de l'État comme référence absolue, et la nécessité de neutraliser le Liban de la crise syrienne. Le fait que le Hezbollah sorte de l'unanimité libanaise à travers son implication dans la crise syrienne a conduit à un tel raid ainsi qu'aux opérations terroristes dont nous sommes témoins sur la scène interne. Israël est un pays ennemi qui agresse continuellement notre souveraineté, mais que faisons-nous en tant que Libanais pour immuniser notre pays face à ces dangers ? Le Hezbollah a ouvert un front en Syrie dans le cadre d'une stratégie iranienne et pour empêcher la chute d'Assad. Il a occulté les frontières en envoyant des combattants et des armes. Israël agit en fonction de ces paramètres. Le terrorisme qui frappe le Liban et les explosions itinérantes d'une région à l'autre ont une raison politique et leur règlement doit être politique avant d'être exécutif. L'implication du Hezbollah en Syrie est la cause de tout cela. Or il se bat en Syrie et demande au cabinet de l'aider à combattre le terrorisme avec lui au Liban. La déclaration de Baabda est la feuille de route pour protéger le Liban et assurer sa neutralité vis-à-vis de ce qui se produit en Syrie et on pourrait inclure également le mémorandum national de Bkerké dans ce cadre. Si nous n'allons pas dans ce sens, nous serons en train de pratiquer la politique de l'autruche et d'agir contre l'intérêt de notre pays. »
* Khaled Daher, député du Akkar (bloc du Futur) : « Il est évident que l'organisation dite Hezbollah ne veut pas d'un gouvernement national préservant la souveraineté nationale, la sécurité et la stabilité à travers la déclaration de Baabda, qui protège le pays. Il souhaite un cabinet qui le soutienne et qui soutienne son terrorisme et ses crimes monstrueux en Syrie (...), ce qui ne fait que compliquer la situation et répandre le terrorisme au Liban. Partant, tous les efforts et les discours doux, ainsi que les gouvernements d'intérêt national où tout le monde participe n'ont aucun intérêt si le Hezbollah et sa milice ne se retirent pas de Syrie et n'arrêtent pas d'y répandre le terrorisme. Il faut confirmer la déclaration de Baabda qui a fait l'unanimité entre les Libanais à la table de dialogue et d'une couverture de la Ligue arabe et de l'ONU, alors que le triptyque armée-peuple-résistance constitue une proposition d'une partie des Libanais et ne bénéficie pas d'une unanimité nationale ou d'une couverture arabe ou onusienne. Nous n'avons jamais vu, à travers le monde, un modèle adoptant un tel triptyque ou encore une légalisation d'armes hors du cadre de l'État et de ses institutions. Même le régime syrien, l'allié du Hezbollah, n'a jamais adopté un tel triptyque quand bien même les sionistes occupent le Golan depuis 43 ans. Ce gouvernement doit œuvrer afin de protéger le Liban en restant attaché à la Constitution et en respectant la volonté des Libanais qui ont unanimement adopté la déclaration de Baabda. De même, il convient de mentionner un document national important, qui est celui de Bkerké, qui s'accorde avec la Constitution et la déclaration de Baabda. »
* Fady Karam, député du Koura (FL) : « C'est par les tirs des snipers et les rapts qu'ils cherchent à faire avaler la pilule du compromis autour de la déclaration ministérielle. Le peuple libanais mérite-t-il cela ? ».
* Sélim Salhab, député du Metn (CPL) : « Il ne faut pas se laisser divertir par les détails de la déclaration ministérielle. Il faut commencer dès à présent à travailler, d'autant que l'âge du gouvernement n'excédera pas les deux mois et que sa mission est limitée. Celui qui a réussi à former un cabinet rassembleur dans ces circonstances délicates ne sera pas bousculé par une déclaration ministérielle. Les voies de sortie sont là, tout ce qui se produit actuellement n'est que manœuvres politiques et médiatiques. »
* Imad el-Hout, député de Beyrouth (Jamaa islamiya) : « Nous avons trois priorités face aux récents développements. D'abord, le raid israélien mené par l'ennemi sioniste qui rappelle aux Libanais qu'ils ont un ennemi principal contre lequel il faut immuniser le pays. Ensuite, le défi des explosions qui constitue un défi commun. Il ne faudrait permettre à aucun parti de prendre unilatéralement la décision d'aller en Syrie et de combattre le peuple syrien, entraînant les répercussions dont nous sommes témoins sur le Liban. Enfin, la déclaration ministérielle, dans le cadre de laquelle il faut cesser de diviser le peuple, l'armée et la résistance comme trois éléments distincts et les réunir au sein d'un seul cadre, qui est celui de l'État libanais, lequel parraine et organise le processus de défense du Liban et la résistance contre l'ennemi sioniste, par sa volonté propre et pas par celle d'un parti. C'est ce qui est mentionné dans la déclaration de Baabda. »
* Ali Khreiss, député de Tyr (Amal) : « Il n'est plus permis de tarder dans la rédaction de la déclaration ministérielle, à l'ombre de la situation sécuritaire. Chaque partie ne peut continuer à camper sur son point de vue. Les efforts tentent de rapprocher les points de vue pour aboutir à une position acceptable par les deux camps, dans le cadre d'un certain compromis. Mais nous ne pouvons pas ignorer la question de la résistance. »
* Nabil de Freige, ministre d'État à la Réforme administrative (14 Mars) : « Les délais dont il est question concernant la déclaration ministérielle n'existent pas initialement dans la Constitution. Si la déclaration ministérielle n'est pas adoptée au bout d'un mois, cela ne veut pas dire que le cabinet est...

