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Liban - La Mémoire Des 90 Ans

Les faits du jour

Dans « L'Orient » du 26 février 1947

Que des conversations politiques – et peut-être aussi économiques – aient été engagées à l'occasion de la visite du président Kouatly nous paraît tout à fait naturel. Entre les dîners et les réceptions, les deux chefs d'État et leurs ministres n'ont pas dû parler que de la pluie et du beau temps.
D'ailleurs, si M. Chucri Kouatly est venu à Beyrouth et s'il y est venu au lendemain des conversations turco-transjordaniennes d'Ankara et du rebondissement de la « Grande Syrie », c'est bien pour réaffirmer avec force la solidarité des deux Républiques libanaise et syrienne.
L'accueil réservé au président Kouatly fut, à la fois, grandiose et fraternel. Il est heureux qu'en dépit des exigences du protocole, assez sévères quand il s'agit d'un chef d'État, le Liban ait pu manifester toute sa sympathie envers son illustre visiteur.
Si, en cette circonstance, les Libanais, en général assez réticents, ont tenu à acclamer le président de la Syrie, si les chrétiens de Kahalé, de Gemmayzé et d'Antélias ont fait à M. Chucri Kouatly d'enthousiastes ovations, c'est bien pour souligner qu'ils sont résolus à s'opposer, par tous les moyens en leur pouvoir, à toute révision du statu quo oriental. Leurs acclamations, leurs ovations sont allées à l'homme qui, depuis juin 1945, avec une farouche obstination, fait échec à la Grande Syrie et à toutes les variantes de la Grande Syrie.
Les Libanais ont voulu prouver, par la même occasion, qu'ils veulent pratiquer envers la Syrie une politique de franche et de loyale collaboration. Au président Kouatly qui, par sa visite, a confirmé, à la face du monde, la reconnaissance définitive du statut libanais par son gouvernement et son peuple, le Liban a apporté en retour le témoignage solennel de sa solidarité (...)

Que des conversations politiques – et peut-être aussi économiques – aient été engagées à l'occasion de la visite du président Kouatly nous paraît tout à fait naturel. Entre les dîners et les réceptions, les deux chefs d'État et leurs ministres n'ont pas dû parler que de la pluie et du beau temps.D'ailleurs, si M. Chucri Kouatly est venu à Beyrouth et s'il y est venu au lendemain des conversations turco-transjordaniennes d'Ankara et du rebondissement de la « Grande Syrie », c'est bien pour réaffirmer avec force la solidarité des deux Républiques libanaise et syrienne.L'accueil réservé au président Kouatly fut, à la fois, grandiose et fraternel. Il est heureux qu'en dépit des exigences du protocole, assez sévères quand il s'agit d'un chef d'État, le Liban ait pu manifester toute sa sympathie envers son...
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