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Moyen Orient et Monde - Centrafrique

La France prolonge sa mission

Le Parlement français a prolongé hier lors d'un vote l'opération des 2 000 soldats français en Centrafrique, alors que de fortes interrogations demeurent en France sur les risques d'enlisement en Centrafrique et sur un sous-dimensionnement de la force française.
« Rien n'a été réglé, le pays est toujours à feu et à sang », a résumé un député de l'opposition de droite UMP, Éric Woerth. « On a évité un massacre », mais « il n'y a pas d'État : pas de justice, pas de police, pas d'école, plus rien ». Le chef de file des députés UMP Christian Jacob a critiqué « l'incapacité » de l'exécutif « à convaincre nos alliés européens de se joindre à l'opération ».
Début décembre, des militaires français avaient été déployés en Centrafrique. Auréolé du succès quelques mois plus tôt au Mali, le président François Hollande avait alors prédit une mission rapide en assignant aux militaires la mission de désarmer les belligérants. Mais le déroulement de cette opération ne s'est pas passé comme prévu : le désarmement est resté très limité et les violences, attisées par les vengeances, ont redoublé entre chrétiens et musulmans, provoquant la fuite de dizaines de milliers de ces derniers vers le nord.
Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a d'ailleurs alerté hier sur le sort de 15 000 personnes au moins, essentiellement des musulmans, encerclées par des groupes armés en 18 lieux différents dans le nord-ouest et le sud-ouest du pays. « Il y a un grand risque d'attaques et ils ont besoin d'urgence d'une meilleure sécurité », a déclaré à Genève Adrian Edwards, porte-parole du HCR. « Les atrocités sont devenues fréquentes », a-t-il souligné, mentionnant le cas de trois musulmans stoppés samedi dans un taxi par une foule près de Bangui et massacrés.
(Source : AFP)

 

Le Parlement français a prolongé hier lors d'un vote l'opération des 2 000 soldats français en Centrafrique, alors que de fortes interrogations demeurent en France sur les risques d'enlisement en Centrafrique et sur un sous-dimensionnement de la force française.« Rien n'a été réglé, le pays est toujours à feu et à sang », a résumé un député de l'opposition de droite UMP, Éric Woerth. « On a évité un massacre », mais « il n'y a pas d'État : pas de justice, pas de police, pas d'école, plus rien ». Le chef de file des députés UMP Christian Jacob a critiqué « l'incapacité » de l'exécutif « à convaincre nos alliés européens de se joindre à l'opération ».Début décembre, des militaires français avaient été déployés en Centrafrique. Auréolé du succès quelques mois plus tôt au Mali,...
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