Les « bonnes » (tout est relatif) nouvelles se succèdent et pourtant rien ne change sur le terrain. Le Liban s'est ainsi doté, presque par miracle, d'un gouvernement politique rassembleur dit d'intérêt national et celui-ci est sur le point de surmonter tous les obstacles dans la rédaction de sa déclaration ministérielle. L'émir Bandar ben Sultan, accusé par certaines parties locales d'être derrière la multiplication des attentats terroristes en guise d'appui à l'islam takfiriste, a été écarté de la gestion des dossiers syrien et libanais, pour être remplacé par l'émir Mohammad ben Nayef, proche des Américains et hostile aux groupes extrémistes, mais aussi par l'émir Abdel Aziz ben Abdallah, son frère Meteib et l'ancien ambassadeur à Beyrouth Abdel Aziz Khoja concernant le dossier libanais en particulier. Malgré cela, les attentats-suicide se poursuivent à une cadence de plus en plus rapprochée et en élargissant à l'armée et peut-être à d'autres composantes de la société le champ des cibles. En dépit aussi de l'encerclement presque total de la localité de Yabroud par les forces du régime syrien et l'avancée de ces troupes dans la région du Kalamoun, les voitures piégées continuent à venir de Syrie, alors que les kamikazes sont désormais recrutés et préparés à leur mission au Liban même, où ils semblent avoir des cellules actives.
Ceux qui croyaient donc que tout irait mieux au Liban avec la formation du gouvernement, qui bénéficie d'un appui international, régional et arabe, sans parler de la reprise forcée du dialogue entre des parties locales qui se boudaient depuis des mois, voire des années, se retrouvent bien déçus. D'autant que les terroristes takfiristes semblent encore plus déterminés qu'auparavant à se venger du Liban.
Des sources de sécurité affirment à cet égard qu'en dépit des indices positifs, il ne faut pas se faire trop d'illusions. Les cellules d'el-Qaëda, sous toutes leurs appellations qui étaient dormantes au Liban depuis longtemps, ont décidé de devenir actives, d'abord parce que aujourd'hui les forces takfiristes luttent à visage découvert, non seulement au Liban, mais dans de nombreux pays de la région et du monde, estimant que dans le désordre mondial actuel, le moment est propice pour avancer des pions et se rapprocher de la création du califat islamique tant espéré. De plus, combattus en Syrie et poursuivis, non seulement par l'armée de Bachar el-Assad et ses alliés mais aussi par les factions « modérées » de l'opposition syrienne, combattus en Irak où le gouvernement leur mène une guerre sans merci, les groupes extrémistes n'ont d'autre choix que de s'étendre au Liban, où l'État est qualifié de faible et où fragilisée par les divisions internes et les dissensions confessionnelles, l'armée pourrait être rapidement neutralisée... Bien entendu, ces calculs ne sont pas vrais, l'armée ayant montré qu'elle est solide en dépit de toutes les attaques dont elle est la cible depuis le déclenchement de la crise syrienne. Mais les groupes takfiristes n'ont d'autre choix que de tenter leur chance.
D'autant qu'il n'y a pas une unanimité au Liban sur l'attitude à adopter, puisque certaines parties politiques continuent de considérer que la responsabilité de la multiplication des attentats terroristes au Liban incombe au Hezbollah et à sa participation à la guerre en Syrie. Pourtant, des sources de sécurité affirment qu'avec ou sans l'intervention des combattants du Hezbollah en Syrie, les jihadistes takfiristes n'avaient pas d'autre choix que de s'étendre au Liban, en raison du harcèlement dont ils font l'objet, en Irak, en Syrie, au Yémen, en Égypte et peut-être ailleurs. De même, l'éviction de l'émir Bandar ben Sultan par le roi Abdallah d'Arabie ne modifie pas les plans du royaume concernant la Syrie. Au contraire, le très sérieux quotidien britannique The Independant a affirmé que la mise à l'écart de l'émir Bandar est surtout due à l'échec cuisant de ses plans en Syrie et à son incapacité à renverser le rapport des forces sur le terrain en dépit de l'aide massive fournie aux groupes extrémistes. Des rapports diplomatiques parvenus au Liban précisent à cet égard que le royaume wahhabite prépare une grande offensive en Syrie, à partir de la frontière jordanienne et de Deraa pour atteindre la Ghouta dans le rif de Damas et mettre ainsi en difficulté le régime syrien dans sa propre capitale. La région de Kuneitra, avec sa proximité avec Israël (le Golan) serait aussi utilisée. Près de 10 000 combattants auraient été ainsi entraînés par des officiers de la CIA en Jordanie et seraient prêts à lancer cette offensive, l'Arabie et les parrains de l'opposition syrienne souhaitant remplacer les jihadistes takfiristes par des combattants bien formés et bien équipés sous la bannière de l'Armée libre de Syrie ou même du Front islamique. Ce serait dans ce cadre qu'il faudrait placer le limogeage du chef de l'ALS, le général Sélim Idriss et son remplacement par un général de Kuneitra, ainsi que la restructuration de cette armée pour la rendre plus efficace. Selon les rapports diplomatiques, une telle offensive ne devrait plus tarder et elle serait de nature à redistribuer les cartes sur le terrain en Syrie pour amener le régime à accepter des négociations, mais cette fois en position de faiblesse.
Interrogées, des sources proches du Hezbollah confirment ces informations, mais elles y ajoutent les remarques suivantes : la restructuration de l'ALS n'est pas évidente, d'autant que le général Idriss a refusé son limogeage. De plus, dans plusieurs localités, autour de Damas, de Homs et d'Alep, le régime et ses opposants sont en train de conclure des réconciliations, et ce processus est en train de séduire les Syriens, las de cette guerre d'une rare violence. Enfin, l'ALS qui se bat contre les groupes islamistes, notamment dans le nord du pays, aura du mal à tenir tous ces fronts en même temps. Enfin, la Jordanie a une position mitigée. D'une part, elle subit les pressions américaines et saoudiennes, et ouvre son territoire à l'entraînement des combattants de l'opposition syrienne et, d'autre part, elle s'ouvre sur l'Iran et l'Irak, lequel a soudain décidé de construire un pipeline qui va de son territoire jusqu'à Akaba pour la somme de 16 milliards de dollars...
En somme, rien n'est encore joué et le Liban reste à la merci des développements en Syrie.


Les indigènes de ce bled ont la manie d'accuser (ä)Israël de tous leurs malheurs, dans le seul but de gommer leurs "propres" responsabilités. Sans oublier que cet État sioniste, soi-disant ennemi des chïïtiques, est allé jusqu'à livrer des armes aux Per(s)cés dans le seul but de battre Saddâm l'Arabe. Beaucoup de ces indigènes genre Miliciens takfiristes Fakihistes, sont allés même défendre le régime de cet aSSadiot en leur sœur-syrie ce qui a aggravé encore plus la situation dans notre pays. Conséquence qu'ils nient évidemment et font mine de ne pas piger, les Nais pâmés. En somme, ces fanatiques takfiristes Fakihistes sont aux ordres d'une certaine façon de ce sionisme, essentiellement ces Per(s)cés de cet Iran dans lequel les Paroles de Mohamed ont été carrément chipotés et ce depuis que les Safavides ont imposer ce chïïsme en tant que religion d’État. Surtout que ces mollâhs Per(s)cés ne comprennent Rien aux relations internationales, et qui de tous temps ont été contre les Arabes surtout depuis le retour de ce khomeïni en 1978.
01 h 24, le 25 février 2014