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Liban

Ils ont dit :

*Amine Gemayel, ancien président de la République et leader des Kataëb, devant l'ambassadeur d'Iran, Ghadanfar Rokn Abadi, qu'il a reçu hier à Bickfaya : « La phase actuelle, dans laquelle on voit les régimes de la région secoués, rend obligatoire le renforcement de l'État libanais et de ses institutions. Les Kataëb sont pour la neutralisation du Liban à l'égard des conflits, surtout en Syrie. »

* Ghadanfar Rokn Abadi, ambassadeur d'Iran, au cours et à la suite de son entretien avec M. Gemayel : « Nous espérons qu'il n'y aura pas d'obstacles au bon démarrage de l'action du gouvernement, tant pour ce qui est de la déclaration ministérielle que de la politique que suivra le cabinet (...). Nous constatons qu'il y a des groupes terroristes takfiristes et extrémistes qui menacent la sécurité de tout le monde. Les points de vue étaient concordants sur le fait que toutes les parties devraient s'en remettre au dialogue, à la solidarité et à l'entraide afin d'écarter ces dangers et de franchir la passe (...). Nous avons aussi fait part de la disposition de la République islamique d'offrir toute aide nécessaire afin de parvenir à l'objectif souhaité, à savoir le maintien de la stabilité au Liban et le renforcement de l'unité nationale. »

* Nadim Gemayel, député (Kataëb) de Beyrouth, lors d'une réunion au siège du parti à Achrafieh :
« J'étais en tête de ceux qui refusaient de prendre part à un gouvernement comprenant le Hezbollah qui participe à la guerre en Syrie. La situation à laquelle nous sommes arrivés aujourd'hui nous imposait de nous entendre sur la politique du gouvernement en fonction de nos convictions et de nos principes, et non pas uniquement sur la base de la forme du gouvernement. J'attends de voir la formulation de la déclaration ministérielle avant de me prononcer définitivement. »

* Michel Moussa, député de Zahrani et membre du bloc berryste, à la Voix du Liban 93,3 : « Le nouveau gouvernement est condamné à s'entendre et à parvenir à une déclaration ministérielle qui rassemble, et ce d'autant plus que les différents partenaires ont accepté de s'asseoir à la même table. Il ne faut pas oublier que rien n'a été appliqué des déclarations ministérielles précédentes. Les priorités du gouvernement sont la lutte contre le terrorisme, la préparation de l'élection d'un nouveau président de la République et le traitement du dossier des réfugiés syriens. Après avoir reçu la confiance de la Chambre, le cabinet entamera effectivement les préparatifs en vue de la présidentielle. Il existe un intérêt intérieur et extérieur à ce que ce scrutin ait lieu dans les délais constitutionnels. »

* Jean Oghassabian, député de Beyrouth et membre du bloc du Futur, à la chaîne du même nom :
« Le clivage dans le pays sur le thème de la résistance est clair. En tant que camp politique, nous considérons que le rôle de la résistance en tant que corps indépendant de l'État libanais a cessé d'exister, et ce d'autant plus que l'autonomie de la résistance est soumise à un ordre du jour étranger, plus précisément iranien. C'est pourquoi nous n'allons rien concéder sur les constantes auxquelles nous croyons pour ce qui est de la question de la résistance dans la déclaration ministérielle. De son côté, le 8 Mars ne va pas abandonner son triptyque notoire. La discussion se porte donc à l'heure actuelle sur une expression verbale magique à laquelle ils parviendront au bout du compte et dans laquelle il n'y aura ni vainqueur ni vaincu. »

*Antoine Zahra, député FL de Batroun, à l'agence al-Markaziya : « Pour le moment, nous sommes des spectateurs. Nous attendons voir quelles seront les mesures pratiques mais aussi morales qui seront prises sur la voie de l'édification de l'État. Nous déterminerons donc notre position à l'égard du gouvernement sur la base de sa déclaration ministérielle et sur le point de savoir s'il s'engagera à l'égard de la déclaration de Baabda en tant que projet politique mettant en avant le rôle et l'autorité de l'État. À mon avis, cela est de la responsabilité du 14 Mars avant le 8 Mars. »

* Fady Karam, député FL du Koura, dans une déclaration à la presse : « Le Hezbollah cherche à noyer le gouvernement et les ministres responsables de la sécurité dans ses batailles. En cela, il fait échec à la déclataion de Baabda et à la neutralité du Liban. »

*Amine Gemayel, ancien président de la République et leader des Kataëb, devant l'ambassadeur d'Iran, Ghadanfar Rokn Abadi, qu'il a reçu hier à Bickfaya : « La phase actuelle, dans laquelle on voit les régimes de la région secoués, rend obligatoire le renforcement de l'État libanais et de ses institutions. Les Kataëb sont pour la neutralisation du Liban à l'égard des conflits, surtout en Syrie. »
* Ghadanfar Rokn Abadi, ambassadeur d'Iran, au cours et à la suite de son entretien avec M. Gemayel : « Nous espérons qu'il n'y aura pas d'obstacles au bon démarrage de l'action du gouvernement, tant pour ce qui est de la déclaration ministérielle que de la politique que suivra le cabinet (...). Nous constatons qu'il y a des groupes terroristes takfiristes et extrémistes qui menacent la sécurité de tout le monde. Les...
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