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Liban - Politique

Fatfat chez Geagea : fermeté sur le triptyque

Le député de Denniyé Ahmad Fatfat affirme que le bloc du Futur ne votera pas la confiance au gouvernement s'il avalise la formule « armée-peuple-résistance ».

Le chef des FL s’entretenant avec M. Fatfat en présence du député de Batroun. Photo Aldo Ayoub

La coordination entre le courant du Futur et les Forces libanaises bat son plein ces jours-ci, en dépit, ou peut-être à cause, des voies séparées adoptées par ces deux formations en ce qui concerne le gouvernement.
Hier, dans ce cadre, le leader des FL, Samir Geagea, a reçu à Meerab Ahmad Fatfat, député de Denniyé et l'un des principaux ténors du bloc du Futur.
L'entretien, qui a duré deux heures et s'est déroulé en présence du député FL de Batroun, Antoine Zahra, a été l'occasion pour M. Fatfat de faire part de la fermeté du Futur pour ce qui a trait au rejet de l'introduction du triptyque « armée-peuple-résistance », cher au Hezbollah, dans le texte de la déclaration ministérielle que le nouveau cabinet doit mettre au point au cours des semaines qui viennent.
« Les Forces libanaises et nous sommes alliés. Il était nécessaire de tenir cette réunion d'évaluation de la phase politique actuelle sur l'ensemble des questions posées, en particulier après la formation du nouveau gouvernement », a déclaré M. Fatfat à la presse à l'issue de l'entretien.
« Nous aurions souhaité que les FL soient partie prenante à ce cabinet, mais elles ont à cet égard une position de principe que nous respectons », a-t-il ajouté, avant de souligner la nécessité de faire en sorte que la déclaration de Baabda soit « le fondement » de la déclaration ministérielle, tout comme cela devrait être le cas pour la charte nationale récemment adoptée par l'Église maronite.
« En toute franchise, s'il n'y a pas de clarté dans cette phase, nous serons incapables de traiter le dossier des crises sécuritaires dont souffre le pays, et plus précisément la question du terrorisme », a souligné le député, pour qui la solution passe par la dissociation totale du Liban par rapport à ce qui se passe sur la scène syrienne et, du même coup, la protection efficace de la frontière.
Prié de dire ce que ferait sa formation en cas de maintien du triptyque contesté dans la déclaration ministérielle, M. Fatfat a exclu que cette formule puisse encore « y figurer, que ce soit de façon explicite ou détournée ».
« Il est hors de question même de revenir au rappel des politiques de certains gouvernements précédents en la matière, comme l'a suggéré le président de la Chambre, Nabih Berry, dans les médias, sachant qu'il n'y a, au Liban, qu'un seul triptyque possible, armée-peuple-État », a-t-il fait valoir. « Hors de ce cadre, il n'y a d'intérêt national pour personne », a-t-il dit, estimant que les concessions gouvernementales du Hezbollah étaient « le résultat de son intervention en Syrie au service d'intérêts non libanais, une intervention qui commence à le pousser à prendre conscience des grands périls qu'elle fait peser sur lui et son public ».
« Nous traversons une phase historique qui impose à tout le monde de prendre les bonnes décisions. Mais si d'aucuns s'obstinent à prendre les mauvaises, ils devront en assumer la responsabilité », a-t-il lancé.
Revenant à la question du triptyque, M. Fatfat a rappelé que « les ministres du 14 Mars ont été très clairs à ce sujet » et que le ministre des Télécoms, Boutros Harb, « a annoncé que ses collègues du 14 Mars et lui-même se retireraient du gouvernement si la partie adverse campait sur ses positions ». « C'est un message politique important », a-t-il noté.
Selon lui, « une grande partie du courant du Futur est d'accord avec cette position. Il est impossible que le Futur donne sa confiance à un gouvernement qui avaliserait le triptyque ».
Affirmant que « pour une large part », les derniers développements à Tripoli étaient « artificiellement provoqués », le député s'est demandé « pourquoi des citoyens alaouites sont agressés sans que personne ne soit arrêté, sachant que la ville tout entière est tenue par l'armée » ?
Selon lui, la dégradation à Tripoli « n'est qu'un message » adressé aux deux nouveaux ministres de l'Intérieur et de la Justice, Nouhad Machnouk et Achraf Rifi.
« N'en déplaise au secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, il se trompe lorsqu'il considère que la sécurité est aujourd'hui entre les mains du 14 Mars. Elle est toujours tributaire des armes non légales », a-t-il conclu.

La coordination entre le courant du Futur et les Forces libanaises bat son plein ces jours-ci, en dépit, ou peut-être à cause, des voies séparées adoptées par ces deux formations en ce qui concerne le gouvernement.Hier, dans ce cadre, le leader des FL, Samir Geagea, a reçu à Meerab Ahmad Fatfat, député de Denniyé et l'un des principaux ténors du bloc du Futur.L'entretien, qui a duré deux heures et s'est déroulé en présence du député FL de Batroun, Antoine Zahra, a été l'occasion pour M. Fatfat de faire part de la fermeté du Futur pour ce qui a trait au rejet de l'introduction du triptyque « armée-peuple-résistance », cher au Hezbollah, dans le texte de la déclaration ministérielle que le nouveau cabinet doit mettre au point au cours des semaines qui viennent.« Les Forces libanaises et nous sommes alliés....
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