Le secrétaire d’État américain John Kerry s’est de nouveau entretenu hier à Paris avec le président palestinien Mahmoud Abbas après une première rencontre la veille pour tenter de faire avancer les négociations de paix au Proche-Orient. The Palestinian Presidency / Thaer Ghonaim / AFP
Le secrétaire d'État américain, John Kerry, s'est de nouveau entretenu hier à Paris avec le président palestinien Mahmoud Abbas après une première rencontre la veille pour tenter de faire avancer les négociations de paix au Proche-Orient. Les propos échangés pendant deux heures par les deux hommes avec leurs équipes respectives n'ont donné lieu à aucun commentaire.
Au cours des derniers jours, des responsables américains avaient assuré sous le couvert de l'anonymat que des progrès étaient enregistrés malgré d'épineuses questions à résoudre. Mercredi, M. Abbas avait déjà été longuement reçu par M. Kerry à l'hôtel de ce dernier, pour un dîner suivi de discussions.
Le secrétaire d'État américain cherche depuis des mois à faire s'entendre Israéliens et Palestiniens sur un « accord-cadre » visant à mettre un terme à des décennies de conflit et traçant les grandes lignes d'un règlement définitif portant sur les questions dites de « statut final » : les frontières, la sécurité, le statut de Jérusalem et les réfugiés palestiniens. Mais les négociations sont difficiles, chaque camp imputant la responsabilité des blocages à l'autre. Peu d'éléments ont filtré sur les modalités voulues par John Kerry pour parvenir à la paix ou sur ce qui pourrait figurer dans l'accord visant à faire avancer les discussions.
Selon l'ambassadeur de Palestine à Paris, Hael al-Fahoum, interrogé à la radio officielle Voix de la Palestine, Mahmoud Abbas a, pendant le dîner mercredi, « exposé la vision palestinienne d'une solution qui est fondée sur les résolutions de la légalité internationale et du droit international et l'Initiative de paix arabe ». M. Abbas a « insisté sur l'importance de mécanismes d'application de ces décisions », a ajouté l'ambassadeur. Il a averti qu'il n'y aurait « pas de solution sans Jérusalem-Est capitale de l'État de Palestine et le règlement de toutes les questions, en particulier la sécurité, les réfugiés et la libération des prisonniers », a-t-il souligné. Selon M. Fahoum, « les entretiens de mercredi étaient encore au stade des propositions et des discussions d'idées, mais aucun projet d'accord-cadre n'a été présenté ».
Côté israélien
Selon la radio militaire israélienne mercredi, les États-Unis vont demander au gouvernement israélien un gel partiel de la colonisation en Cisjordanie après la présentation prévue d'un accord-cadre du secrétaire d'État américain. Selon le quotidien Maariv, citant John Kerry, les colons pourraient ne pas avoir à quitter leurs habitations dans le cadre d'un accord de paix. En dépit d'âpres discussions et d'attaques personnelles, John Kerry assure qu'il est déterminé à poursuivre sa quête de règlement du conflit.
John Kerry n'envisage pas de se rendre dans l'immédiat de nouveau en Israël après onze navettes au cours de sa première année de prise de fonctions mais il pourrait rencontrer le mois prochain à Washington à nouveau le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, en marge d'une conférence annuelle organisée par un puissant groupe de pression américano-israélien. Israël doit d'ailleurs libérer vers la fin mars un troisième groupe de prisonniers palestiniens détenus depuis des décennies.
(Source : AFP)

