Il faudrait applaudir à chaque transaction de plus en plus délirante sur la techno américaine, et en particulier sur les réseaux sociaux et les applications. Parce que c'est cool. Des gars qui montent une appli et la vendent 4 ans plus tard à 19 milliards de dollars, c'est vrai que ça fait rêver. Comme les sites Internet sans revenus qui se vendaient des fortunes en 2000. L'histoire se répète.
Facebook rachète Whatsapp pour 19 milliards de dollars.
Désolé de gâcher un peu la fête. Il est clair qu'en ce moment, c'est la mode de s'extasier devant ces transactions ou devant des start-ups qui se vendent à plusieurs milliards de dollars moins de deux ans après leur création sans avoir généré le moindre euro de bénéfice, bien sûr, mais parfois même de chiffre d'affaires.
Tout cela rappelle furieusement la fin des années 90. À l'époque aussi, s'étonner des valorisations du moindre site Internet était ringard, voire réac. À l'époque, c'était le .com ; aujourd'hui, c'est l'appli. Mais les similitudes sont frappantes. Voir Facebook, valorisé à près de 180 milliards de dollars, racheter Whatsapp et ses 55 employés à 16 milliards de dollars alors qu'on n'a aucune idée des revenus, si revenus il y a, est juste absurde. Pour l'anecdote, le fonds Sequoia qui a investi 60 millions de dollars il y a trois ans va en toucher 3 milliards.
Économie
Il y a une bulle sur la techno américaine
OLJ / le 21 février 2014 à 00h00

