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Économie - Politique Monétaire

L’influence de la politique US sur les émergents au menu du G20

Les économies émergentes représentées au sommet du G20 devraient demander aux États-Unis des éclaircissements sur leurs intentions.

Les discussions devraient, entre autres, porter sur le ralentissement de la croissance observée en Chine et les turbulences des marchés financiers émergents. Photo Reuters/China Daily

Les ministres des Finances et les banquiers centraux des principales économies de la planète aborderont la question de l'impact de la politique monétaire des États-Unis sur la santé des économies émergentes dans le document final qui viendra clore le sommet du G20 de demain et dimanche à Sydney, a déclaré hier un responsable russe.
Il ne faut toutefois pas attendre grand-chose sur le front de la réforme économique, notamment en ce qui concerne la croissance mondiale, l'investissement, la régulation financière ou la coopération en matière de fiscalité transfrontalière au cours de cette réunion, la première organisée par l'Australie.
Les discussions devraient en revanche porter sur le ralentissement de la croissance observée en Chine et les turbulences des marchés financiers émergents, qu'il s'agisse des bourses, de l'obligataire ou du monétaire, dans la foulée de l'amorce par la Fed du ralentissement de son programme d'achats d'actifs.
Selon le responsable russe, impliqué dans la préparation du sommet, les économies émergentes représentées au G20 devraient demander aux États-Unis des éclaircissements sur leurs intentions. « Pour le moment, nous n'avons pas déterminé de manière claire si certaines responsabilités seront prises ou s'il y aura des accords pour amortir l'impact négatif des mesures (américaines) », a-t-il dit.
Les discussions portant sur la réforme des politiques monétaires et budgétaires nécessaires à un retour à une croissance équilibrée et durable emprunteront le cadre adopté à l'automne lors du dernier sommet du G20, organisé en Russie.
« Il y aura une discussion sur la manière dont l'ensemble du processus doit être mené, sur la forme que devront prendre les stratégies, ce qu'elles devront englober, mais il est encore trop tôt pour évoquer des réponses en termes de paramètres et de résultats spécifiques pouvant être mis en œuvre. »
Des responsables australiens ont prévenu qu'ils tenteraient d'utiliser la présidence du G20 pour trouver des terrains d'entente sur des stratégies de croissance. Les négociations risquent toutefois d'être difficiles, l'Allemagne ayant fait savoir qu'elle s'opposerait à la fixation d'objectifs spécifiques.

Les Brics ne feront pas de vagues
Les dirigeants du G20 devraient en revanche s'accorder sur la proposition du Fonds monétaire international (FMI) de repousser à janvier 2015 la date limite des négociations sur la réforme du Fonds. La précédente tentative, qui remonte à 2010, a échoué, Washington ne l'ayant pas ratifiée.
Il est probable que les États-Unis essuient de vives critiques concernant cette réforme censée donner davantage de poids aux économies émergentes, même si une forme de consensus devrait émerger in fine.
Les responsables des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud), principaux concernés par l'absence de réforme au FMI, devraient s'entretenir sur la question, mais ils ne devraient pas publier de communiqué séparé. « Il n'est pas prévu de faire une quelconque réprimande ou condamnation », a indiqué le responsable russe.
Les discussions entre représentants des Brics en marge du sommet devraient également porter sur la création d'une banque de développement dotée de 50 à 100 milliards de dollars afin de stabiliser les marchés des changes.

(Source : Reuters)

 

Les ministres des Finances et les banquiers centraux des principales économies de la planète aborderont la question de l'impact de la politique monétaire des États-Unis sur la santé des économies émergentes dans le document final qui viendra clore le sommet du G20 de demain et dimanche à Sydney, a déclaré hier un responsable russe.Il ne faut toutefois pas attendre grand-chose sur le front de la réforme économique, notamment en ce qui concerne la croissance mondiale, l'investissement, la régulation financière ou la coopération en matière de fiscalité transfrontalière au cours de cette réunion, la première organisée par l'Australie.Les discussions devraient en revanche porter sur le ralentissement de la croissance observée en Chine et les turbulences des marchés financiers émergents, qu'il s'agisse des bourses, de...
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