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Moyen Orient et Monde - Crise

Thaïlande : La justice interdit l’utilisation de la force contre les manifestants pacifiques

La justice thaïlandaise a ordonné hier au gouvernement de ne pas utiliser la force contre les manifestants « pacifiques », au lendemain d'affrontements meurtriers entre la police et des protestataires qui réclament le départ de la Première ministre.


La Cour, saisie par l'opposition qui contestait la légalité de l'état d'urgence en vigueur à Bangkok depuis le 22 janvier, a décidé de ne pas révoquer cette décision. Mais elle a en revanche ordonné au gouvernement de ne pas utiliser certaines provisions de cet état d'urgence, notamment l'interdiction de l'utilisation de certaines routes, et lui a interdit d'utiliser la force « pour détruire les sites de manifestation ». Cette décision risque de compliquer la tâche du gouvernement de Yingluck Shinawatra qui se débat depuis plus de trois mois avec une crise qui a fait 16 morts, bien qu'il ait déjà promis d'éviter toute violence contre les militants.


Ce jugement complexe intervient au lendemain de violents heurts survenus lors d'une opération de la police antiémeutes pour reprendre certains sites occupés par les manifestants qui y campent depuis des semaines. Des scènes de chaos avaient suivi des explosions et des tirs dans un quartier du centre historique de Bangkok, avant un retrait des forces de l'ordre. Cinq personnes ont été tuées, dont un policier touché par balle, et plus de 60 blessées, selon le centre de secours Erawan. Le gouvernement avait jusqu'alors largement privilégié l'évitement entre police et manifestants pour empêcher des débordements, alors que la Thaïlande est hantée par la crise du printemps 2010 qui avait fait des dizaines de morts.
(Source : AFP)

La justice thaïlandaise a ordonné hier au gouvernement de ne pas utiliser la force contre les manifestants « pacifiques », au lendemain d'affrontements meurtriers entre la police et des protestataires qui réclament le départ de la Première ministre.
La Cour, saisie par l'opposition qui contestait la légalité de l'état d'urgence en vigueur à Bangkok depuis le 22 janvier, a décidé de ne pas révoquer cette décision. Mais elle a en revanche ordonné au gouvernement de ne pas utiliser certaines provisions de cet état d'urgence, notamment l'interdiction de l'utilisation de certaines routes, et lui a interdit d'utiliser la force « pour détruire les sites de manifestation ». Cette décision risque de compliquer la tâche du gouvernement de Yingluck Shinawatra qui se débat depuis plus de trois mois avec une crise qui a...
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