Après un mois de janvier chargé, difficile pour les jambes mais aussi pour les têtes, de l'aveu même de Laurent Blanc qui évoquait la semaine passée une « fatigue mentale », le PSG a enfin retrouvé de l'allant et de la fraîcheur tout en conservant un matelas de cinq points devant Monaco, son désormais seul rival pour le titre national.
Les Parisiens ont en effet disposé avec sérieux, envie, mais pas mal de déchet aussi, de Valenciennes (3-0) vendredi, et semblent également avoir enfin digéré l'exigeant stage de fin d'année à Doha visant à leur assurer une forme optimale en avril-mai, « là où les titres se gagnent », rappelle Blanc.
Or, évidemment, les titres, à l'exception de la Coupe de France dont l'élimination en 16e de finale par Montpellier (2-1) lui a ôté tout espoir de grand chelem, c'est ce qui ne cesse d'animer le club de la capitale depuis qu'il est propriété de ses dirigeants qataris.
En début de saison, les objectifs fixés ont été clairs : conserver le titre de champion de France – ce qui semble bien parti –, remporter une Coupe nationale – Paris jouera la finale de la Coupe de la Ligue contre Lyon le 19 avril –, et faire au moins aussi bien que la saison passée en C1 où il avait été éliminé avec les honneurs par le Barça en quart de finale.
S'agissant du défi continental, la prudence reste encore de mise en termes de communication, mais il ne faut pas s'y fier : l'ambition du PSG est immense, à l'image des moyens dont disposent ses propriétaires pour bâtir l'équipe qui parviendra à réaliser leur rêve.
Un rêve qui passe d'abord par Leverkusen, face à une formation actuellement en plein doute et loin de celle qui avait tenu tête au Bayern (1-1) début octobre et s'était imposée à Dortmund (0-1) deux mois plus tard.
Pastore ou Lavezzi ?
Hier en conférence de presse, le capitaine du Bayer Simon Rolfes a d'ailleurs volontiers attribué au PSG le costume de favori : « Nous sommes dans la peau du challenger, Paris a beaucoup investi, a une grande ambition, il est donc le favori, mais nous essaierons de repousser nos limites. »
L'entraîneur Sami Hyypia aura à sa disposition un effectif presque au complet (seul Emre Can est suspendu), avec notamment le défenseur bosnien et ancien pensionnaire de L1 Émir Spahic, un temps incertain.
Toujours privé de Cavani, qui a recommencé à courir, Blanc devrait lui reconduire le onze qui lui offre le plus de garantie depuis le début de saison, avec notamment Alex associé à Thiago Silva en charnière centrale et son trio du milieu Verratti-Motta-Matuidi.
En attaque, aux côtés de Zlatan, Lucas occupera le flanc droit. Un doute subsiste en revanche pour le flanc gauche, Pastore et Lavezzi étant en concurrence.
Soit Blanc sent que son équipe est forte et lance « El Flaco » dans un registre de meneur-passeur où il semble renaître en ce début d'année, soit il préfère s'appuyer sur « El Pocho » qui a plus de déchet technique ou dans la finition, mais qui compense par une débauche d'énergie et un pressing défensif utiles lors des joutes européennes.
Quelle que soit la composition d'équipe, il faudra que Paris ne s'amuse surtout pas à gâcher les occasions. Ce qui est apparu comme un péché mignon sans fâcheuse conséquence contre Valenciennes pourrait ne pas pardonner face à un Bayer devant son public.
Fernandinho apte contre Barcelone
Le milieu brésilien de Manchester City Fernandinho, absent depuis 15 jours en raison d'une blessure musculaire, est rétabli et sera dans le groupe pour affronter Barcelone ce soir dans l'autre rencontre des huitièmes de finale aller de la Ligue des champions, a déclaré hier son entraîneur Manuel Pellegrini.
Sergio Agüero, l'autre gros point d'incertitude, est en revanche bel et bien forfait, mais il a une chance de faire son retour ce week-end en championnat contre Stoke, a regretté le technicien chilien qui devrait également être privé en défense de Matija Nastasic contre les Blaugranas.
Au milieu, James Milner sera suspendu alors que Samir Nasri a fait son retour, samedi contre Arsenal, après cinq semaines d'absence.
(Source : AFP)

