À Rmeilé, des soldats libanais, qui fonceront lundi sur Saïda, accrochent le portrait du président Gemayel sur des barbelés. Téléphoto AFP
D'une visite au pont d'Almane, notre collaborateur Tarek Tarchichi rapporte le témoignage suivant :
« À la veille du retrait israélien, le climat (si l'on peut parler ainsi) le long de la voie côtière sud reste nettement crispé et ne fait guère écho à la sérénité affichée dans les cercles politiques de Beyrouth.
Les unités de l'armée libanaise, éparses et saupoudrant divers points, sont en quelque sorte sur le pied de guerre. "Nous sommes fin prêts pour gagner Saïda dès que les Israéliens auront parachevé leur évacuation." L'officier qui parle au milieu d'un rassemblement de véhicules près de la centrale de Jieh, s'interrompt pour lancer quelques ordres, tout en scrutant des passants... Il reprend :"Comme vous voyez, le nez de nos chars et de nos camions est dirigé vers le Sud. En un clin d'œil, nous serons à Saïda." Puis, à la cantonade, il enjoint aux soldats : "Interdit à quiconque de quitter son poste ou son véhicule, la situation est délicate, faisons attention et rappelons-nous qu'il nous faut être à la hauteur de la mission qui nous est confiée." Et les soldats de répondre en chœur : "Prêts, à vos ordres."
Auparavant, c'est par un soleil brillant que nous avions pris le chemin du Sud pour assister au départ des Israéliens. Mais le trajet a vite fait d'effacer notre gaieté : des deux côtés de la route, les apparences armées, rarement camouflées du reste, n'ont pas disparu. Il y a même des barrages volants qui inspectent, de Damour à Jieh, "les voitures suspectes" (...) »


Israël Katz assure que l’armée israélienne « conservera sa liberté d’action militaire » au Liban malgré la nouvelle trêve
"Il y a même des barrages volants qui inspectent, de Damour à Jieh, "les voitures suspectes." !" Déjà, à cette époque-là, des chemises noires chiffonnées rarement "camouflées" ? Yâ wâïyléééh !
04 h 07, le 15 février 2014