Le démantèlement du réseau de terroristes, mercredi, continue de susciter des réactions favorables et réjouies dans les différents milieux libanais où l'on a rendu un hommage appuyé à l'armée.
« Si le critère de succès d'une action, notamment dans le domaine de sécurité, est évalué en fonction de la satisfaction qu'elle génère, alors le coup de filet de l'armée, mercredi, a été une réussite parfaite », a ainsi commenté le vice-président du Conseil, Samir Mokbel, qui a félicité le commandement de l'armée pour cette réalisation.
Aux yeux du député Boutros Harb, celle-ci « donne la preuve irréfutable que seuls les services légaux peuvent protéger le pays ». Le parlementaire a relevé que « la prolifération des armes illégales a rendu le pays vulnérable aux attaques terroristes, en raison de l'anarchie au niveau de la sécurité et de l'incapacité des forces de sécurité à faire la différence entre les armes qui sont supposées être présentes pour les besoins de la résistance, mais qui ont fini par dévier, et les armes illégales et terroristes ».
Le chef du PSP, Walid Joumblatt, a salué « les mesures exceptionnelles » prises par la troupe pour démanteler le réseau présumé d'intégristes. « Elles prouvent encore une fois qu'il ne peut y avoir un substitut à l'État et à ses services de sécurité qui travaillent dans des conditions difficiles et compliquées », a-t-il dit dans un communiqué. « Les réalisations des services de sécurité envoient un message ferme que l'État est capable de nombreux accomplissements », a-t-il ajouté en appelant à n'assurer aucune couverture aux terroristes.
L'ancien ministre Adnane Kassar a invité les forces de sécurité à continuer de traquer les cellules terroristes et leurs membres, en rendant un vibrant hommage au sens de responsabilité de l'armée et à son allégeance « loin des alignements politiques ». Il a appelé les hommes politiques à la tenir à l'écart de leurs conflits, et à lui assurer les conditions et les moyens matériels et moraux susceptibles de l'aider à assumer son devoir national.
Le député Assem Araji a encouragé les forces régulières à étendre leur autorité sur l'ensemble du territoire national, avant d'appeler à la fermeture de tous les points de passage légaux et illégaux entre le Liban et la Syrie devant les éléments armés. Il a aussi exprimé l'espoir qu'aucune action ne sera menée à l'encontre du village de Ersal en jugeant nécessaire de ne pas donner au régime syrien un prétexte pour entrer dans ce village frontalier ou pour le bombarder. « Cela provoquera une importante crise », a-t-il averti.
Son collègue Ammar Houri, qui a également félicité l'armée, a conseillé à toutes les parties de ne pas anticiper l'enquête. Il a indiqué qu'il est du droit de chaque Libanais de s'interroger sur le point de savoir pourquoi les auteurs de certains attentats sont démasqués en un temps record alors que d'autres ne le sont pas et que les scènes de crime sont rapidement remises en l'état. M. Houri a ensuite fait remarquer que les attentats kamikazes n'ont commencé au Liban que lorsque le Hezbollah s'est impliqué dans la guerre en Syrie aux côtés des forces du régime de Bachar el-Assad.
L'ancien président Émile Lahoud s'est félicité de ce que l'armée accumule les réalisations et a rappelé, selon un communiqué de son bureau de presse, qu'il avait lui-même consacré la doctrine de combat de l'armée. Celle-ci se base, a-t-il ajouté, sur deux principes : défendre le Liban avec la résistance contre l'ennemi israélien, et combattre le terrorisme sous toutes ses formes.
Le Conseil supérieur grec-catholique a salué l'armée et la direction des renseignements pour « leurs réalisations qualitatives ». Il a réitéré son appui à l'armée « qui reste une soupape de sécurité pour le pays et un rempart pour les Libanais ». Le Conseil a aussi jugé nécessaire que les efforts des forces régulières soient associés de mesures prises par les hommes politiques pour rendre le Liban plus stable et plus sûr, et pour consolider la souveraineté du pays.
Après avoir salué le coup de filet de l'armée, les deux ordres des avocats de Beyrouth et de Tripoli ont demandé aux autorités d'établir le plus tôt possible « un mécanisme contraignant de coopération entre les différents services afin de protéger le pays contre ce qui se trame contre lui ».
Le secrétaire général du Parti arabe démocrate, Ali Eid, ainsi que le président du Conseil islamique alaouite, Assad Assi, ont tous deux rendu un vibrant hommage à l'armée et invité tous les Libanais à se rallier autour d'elle.
Liban
Hommage appuyé unanime à l’armée
OLJ / le 14 février 2014 à 00h00


Lahoud???il parle toujours,celui-là? pas encore aux Tonga?
14 h 38, le 14 février 2014