Les premières informations relatives à la dépense des ménages début 2014 sont plutôt faibles. Les ventes de véhicules ont baissé pour le second mois consécutif, si bien que leur variation sur un an est repassée en négatif (de -0.1 %) pour la première fois depuis l'été 2010 (fin du programme cash-for-clunkers). Plusieurs constructeurs ont mis cette faible performance sur le compte du mauvais temps. Les ventes dans les chaînes de magasins ont nettement ralenti. Là encore, le mauvais temps est en cause, mais il y a peut-être aussi un effet plus durable dû à la fin des mesures d'extension de l'assurance-chômage. Cela étant, la confiance des consommateurs a récupéré depuis l'accès de faiblesse provoqué par le « shutdown », et les conditions d'emploi restent orientées à la hausse. De plus, la faiblesse de l'inflation vient protéger le pouvoir d'achat. Au total, il ne faut pas attendre des merveilles des chiffres de janvier. Le consensus table sur une stagnation des ventes au détail ( 0,0 %) et une hausse de 0,1 % des ventes hors automobiles. Cela marquerait un repli par rapport à la seconde moitié de l'année fiscale 2013 (hausse de 0,3 % par mois). Au-delà de cette faiblesse sans doute passagère, les conditions sont réunies pour avoir une consommation plus vigoureuse en 2014.

