Rechercher
Rechercher

Liban - Présidence

Sleiman : Plus rien n’empêche désormais la formation du gouvernement

Nouveau pas en avant du chef de l'État dans sa rhétorique anti-Hezbollah.

Le chef de l’État s’entretenant avec MM. Dereck Plumbly et Ross Mountain, à Baabda hier. Photo Dalati et Nohra

Le président de la République, Michel Sleiman, a affirmé ces deux derniers jours que plus rien n'empêchait désormais la formation du gouvernement, qualifiant de « honteux » tout retard supplémentaire sur ce plan. Il a, en outre, franchi un nouveau pas dans sa rhétorique en faveur du rôle central de l'État et loin des thèses du Hezbollah, invitant sèchement ce dernier à rentrer (de Syrie) au Liban.
M. Sleiman s'est exprimé deux jours de suite sur ces questions de façon sensiblement similaire, d'abord dimanche devant les journalistes sur le perron de l'église Saint-Maron, à Saïfi, où il venait d'assister à la messe pour la fête patronymique, ensuite hier, sur son compte Twitter.


« La formation du gouvernement est une question urgente à cent pour cent. Il est même devenu honteux pour nous de retarder davantage cette formation et de faire moins pour le Liban que ne fait la communauté internationale », a déclaré M. Sleiman.
« Le groupe international de soutien, qui s'était réuni à New York (le 25 septembre 2013), a dessiné une feuille de route pour le Liban, pour sa stabilité et sa prospérité économique, et pour la situation politique qui y prévaut. Le mois prochain, se tiendra en France une conférence destinée à la poursuite des travaux du groupe international et allant dans le même sens », a-t-il ajouté.
Et de poursuivre : « Il y a aussi le soutien accordé à l'armée libanaise en vue de lui permettre de mettre en œuvre la stratégie défensive qui ferait d'elle la seule autorité ayant les capacités militaires pour faire face aux agressions extérieures et à l'ennemi israélien, et aussi pour être en mesure de maîtriser l'état de la sécurité et vaincre la vague de terrorisme. Dans cette perspective, l'Italie s'apprête également à accueillir une conférence internationale en avril en vue de traiter des aspects techniques de l'aide à l'armée. »
« Par conséquent, nous ne devons pas nous montrer moins soucieux que la communauté internationale du sort de notre pays », a-t-il souligné.


De plus, a encore dit le chef de l'État, « les circonstances intérieures sont désormais propices, en premier lieu du fait de la déclaration de Baabda, qui a fait l'objet d'un consensus général et qui doit être mise en œuvre ; d'où la nécessité pour tout le monde de rentrer au Liban, suite à quoi nous nous réunirions pour voir comment nous pourrions régler les problèmes de notre pays. Elles le sont aussi, deuxièmement, par le truchement de la stratégie défensive et, troisièmement, du fait du mémoire de
Bkerké qui est le pendant de la déclaration de Baabda et qui met l'accent sur les constantes nationales ».
« Nous n'avons donc plus aucune raison qui nous empêche de former le gouvernement. Nous devons démontrer notre aptitude à la démocratie après la libération de l'occupation de l'ennemi israélien puis la fin de la tutelle (syrienne) », a-t-il dit, déplorant des « entraves politiques à la gestion des affaires du pays ».
« L'attachement porté à un ministre, à une condition ou à un portefeuille est-il plus important que l'attachement au Liban ? » s'est-il interrogé.


Enfin, à un journaliste qui lui demandait si la France avait subi des pressions pour ne pas livrer des armes lourdes à l'armée libanaise, M. Sleiman a répondu : « Pas du tout. J'ai rencontré hier le président François Hollande et je lui ai dit que nous aurions besoin d'armes qualitatives nous permettant de faire face à Israël, et cela afin que nous devenions la seule force sur le terrain capable de faire face aux attaques israéliennes. »
Sur un autre plan, le président de la République a reçu hier au palais de Baabda le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies au Liban, Derek Plumbly, qui lui a transmis « le soutien du secrétaire général, Ban Ki-moon, à ses efforts en vue de préserver l'unité et la stabilité du Liban ».

Le président de la République, Michel Sleiman, a affirmé ces deux derniers jours que plus rien n'empêchait désormais la formation du gouvernement, qualifiant de « honteux » tout retard supplémentaire sur ce plan. Il a, en outre, franchi un nouveau pas dans sa rhétorique en faveur du rôle central de l'État et loin des thèses du Hezbollah, invitant sèchement ce dernier à rentrer (de Syrie) au Liban.M. Sleiman s'est exprimé deux jours de suite sur ces questions de façon sensiblement similaire, d'abord dimanche devant les journalistes sur le perron de l'église Saint-Maron, à Saïfi, où il venait d'assister à la messe pour la fête patronymique, ensuite hier, sur son compte Twitter.
« La formation du gouvernement est une question urgente à cent pour cent. Il est même devenu honteux pour nous de retarder davantage...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut