Déchiré il y a seulement une dizaine d'années, le vieux couple que forment la France et les États-Unis s'est stabilisé sous le mandat de François Hollande, premier dirigeant étranger invité pour une visite d'État par Barack Obama depuis sa réélection. La Maison-Blanche ne réserve de fait qu'à une poignée de chefs d'État le faste et le protocole des cérémonies qui doivent illustrer, lundi et mardi à Washington, les liens d'amitié qu'entretiennent les États-Unis avec un allié bicentenaire.
Qualifiés il y a moins de dix ans par la presse conservatrice de « singes capitulards mangeurs de fromage » pour leur opposition à l'invasion de l'Irak, les Français sont petit à petit revenus en grâce. La relation entre les deux pays s'est même « décomplexée », selon François Heisbourg, président de la Fondation pour la recherche stratégique. La fermeté de la diplomatie française dans le dossier du nucléaire militaire iranien a par exemple été remarquée aux États-Unis, les deux pays partageant la même méfiance vis-à-vis des engagements pris par Téhéran. Les proches de François Hollande se félicitent donc d'une relation « sans aspérités » avec l'administration de Barack Obama et minimisent les frictions qui ont récemment émaillé les relations bilatérales.
La personnalité de François Hollande, guère démonstratif et peu enclin à personnaliser ses relations diplomatiques avec ses homologues étrangers, est également jugée plus propice à des liens apaisés que celle de Nicolas Sarkozy. Présenté comme le plus « américain » des présidents de la Ve République, son prédécesseur avait pourtant débuté son quinquennat par une lune de miel avec l'administration de George Bush.
(Source : Reuters)
Moyen Orient et Monde - Hollande À La Maison-Blanche
Le couple franco-américain enfin apaisé
OLJ / le 08 février 2014 à 00h00


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine