Les forces de sécurité irakiennes ont progressé hier dans la ville de Ramadi, à l'ouest de l'Irak, reprenant des quartiers dont des insurgés s'étaient emparés il y a un mois, a indiqué une source militaire. Parallèlement, sept personnes ont été tuées dans des attaques à travers le pays, entraîné depuis début 2013 dans une spirale de violences.
Le commandant des forces terrestres irakiennes, le général Ali Ghaidan Majeed, a annoncé que les forces armées avaient repris hier plusieurs quartiers de Ramadi après plusieurs jours de violents combats. Des hommes armés, dont des jihadistes de Daech (l'État islamique en Irak et au Levant, lié à el-Qaëda), ont pris début janvier le contrôle de quartiers de Ramadi, à 100 km à l'ouest de Bagdad, et de la totalité de Falloujah, 40 km plus à l'est. Ces deux villes sont situées dans la province d'al-Anbar, une région désertique à majorité sunnite, frontalière de la Syrie et qui a été un bastion de l'insurrection après l'invasion américaine de 2003.
Dans le même temps, les attaques se sont poursuivies dans le reste du pays. Quatre personnes ont ainsi péri dans l'explosion d'une voiture piégée visant un marché dans l'ouest de Bagdad, tandis que d'autres explosions faisaient deux morts dans la capitale. Un policier a également été tué dans un attentat à Taji, au nord de Bagdad. Par ailleurs, des roquettes se sont abattues, sans faire de victimes, sur la « zone verte », secteur ultraprotégé du centre de Bagdad qui abrite notamment les locaux du gouvernement. On ignorait dans l'immédiat quelle était la cible de ces tirs. Les violences ont coûté la vie à plus de 1 000 personnes en janvier, le mois le plus meurtrier depuis avril 2008, selon des données officielles.
Des diplomates, dont le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, ont appelé les autorités à œuvrer en faveur d'une réconciliation nationale, les insurgés étant enhardis par le mécontentement de la minorité sunnite qui s'estime discriminée par le gouvernement dominé par les chiites. Mais le Premier ministre Nouri al-Maliki privilégie une ligne dure.
(Source : AFP)

