La francophonie? Connais pas
Cette année, et pour la première fois, le Liban ne sera pas représenté à la fête de la Francophonie qui se tient tous les ans à l'Alliance française de Pretoria. Pas même un stand, le jour de l'ouverture, samedi 15 mars, et aucune soirée libanaise au programme.
D'ailleurs, à la réunion de préparation tenue hier à l'Alliance française, tous les pays francophones (et même d'autres, comme l'Égypte) étaient représentés. Sauf le Liban!
Dois-je comprendre que le Liban n'est plus un pays francophone?
Le nouveau chef de mission (depuis juin l'an passé) s'appelle Ara Khatchadourian.
Je l'ai rencontré par hasard, lui ai parlé de cet événement, sans résultat. Visiblement, cela ne l'intéresse pas. Si vous tenez à la francophilie du Liban et que vous avez des amis bien placés dans les hautes sphères de l'État libanais, alors... intervenez pour que le Liban, cher à nos cœurs, ait la place qui lui revient au sein du monde francophone.
(Ce courrier, émanant de Mme Annie Adam, nous a été transmis par M. André Sacy).
* * *
Partir ou rester?
Partir ou rester? Un sentiment qui ronge la majorité des Libanais. Et, comme en 1975, les jeunes sont divisés en deux catégories: ceux qui veulent partir se disent que mieux vaut bâtir son avenir dans un pays stable, sacrifier vie de famille et rompre avec les coutumes pour s'habituer à un nouveau mode de vie. Avec, plus tard, un contrat de mariage civil sans complexe de confession et couleur, l'assurance maladie pour tous ainsi que l'éducation gratuite pour les enfants qui seront bien élevés mais comme des robots, sauf s'ils décident de les envoyer visiter la mère-patrie, histoire de constater que le Liban reste le plus beau. Ils seront sans doute étonnés de voir des cousins souriants qui leur diront leur fierté de vivre toujours dans un pays original mais beau. Un Liban où, malgré les voitures piégées, on sort le soir, où l'électricité est quasi absente, remplacée par des générateurs. Un pays sans gouvernement mais où chacun fait sa loi, propriétaire, locataire ancien ou nouveau. Où, en définitive, et malgré les lois contradictoires, chacun a un abri. Dans nos villages désertés en cet hiver sec, pas de cambriolage dans les résidences d'été. Les poubelles jonchent les rues de la capitale? On trouvera un jour une solution. Les magasins qui affichent des soldes de 70% sont presque vides.
Par contre, d'autres ont épuisé leur stock de grandes marques de sacs et chaussures dépassant les quatre mille dollars, par la magie des SMS envoyés à leurs clientèles. Bref, une société parasite, tribale oui, mais au nom de la wasta (le piston) on est toujours solidaires.
Antoine SABBAGHA
Cette année, et pour la première fois, le Liban ne sera pas représenté à la fête de la Francophonie qui se tient tous les ans à l'Alliance française de Pretoria. Pas même un stand, le jour de l'ouverture, samedi 15 mars, et aucune soirée libanaise au programme.D'ailleurs, à la réunion de préparation tenue hier à l'Alliance française, tous les pays francophones (et même d'autres, comme l'Égypte) étaient représentés. Sauf le Liban!Dois-je comprendre que le Liban n'est plus un pays francophone?Le nouveau chef de mission (depuis juin l'an passé) s'appelle Ara Khatchadourian.Je l'ai rencontré par hasard, lui ai parlé de cet événement, sans résultat. Visiblement, cela ne l'intéresse pas. Si vous tenez à la francophilie du Liban et que vous avez des amis bien placés dans les hautes...

