Le Tribunal spécial pour le Liban (TSL) a poursuivi mardi l'audition des témoins de l'accusation. Premier à prendre la parole aujourd'hui, un haut gradé des Forces de sécurité intérieure (FSI), le général Assaad Nohra.
Le général Nohra, diplômé en chimie et en toxicologie, a fait un exposé détaillé du travail du laboratoire d'analyse des FSI qu'il présidait au moment de l'assassinat de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri, le 14 février 2005.
"Nos capacités étaient limitées, on analysait uniquement les impacts de balles, les falsifications et les empreintes. Nos laboratoires n'étaient pas équipés pour mener des analyses d'ADN et ce jusqu'à l'été 2006", a déclaré M. Nohra, par vidéoconférence à partir de Beyrouth.
"Les analyses se faisaient dans les laboratoires d'universités privées, à l'Université Saint-Joseph (USJ) et à l'American University of Science and Technology (AUST). Notre laboratoire avait pour tâche de recevoir les échantillons et de les envoyer pour analyse dans ces laboratoires privés", a-t-il ajouté, précisant que le personnel de son laboratoire n'était pas autorisé à aller sur le lieu du crime.
"Après l'attentat nous avons demandé à ces deux laboratoires d'analyser les échantillons que nous leur avions envoyés. Tous les échantillons que nous avons reçus ont été envoyés à ces deux laboratoires", a indiqué le général Nohra.
Quelque 17 tests d'ADN ont été pratiqués sur des corps et des lambeaux. Les tests menés sur les parents d'Ahmad Abou Adass, à l'origine de la fausse revendication de l'assassinat, n'ont correspondu à aucune des victimes de l'attentat, a souligné l'officier des FSI.
Le général Nohra, diplômé en chimie et en toxicologie, a fait un exposé détaillé du travail du laboratoire d'analyse des FSI qu'il présidait au moment de l'assassinat de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri, le 14 février 2005.
"Nos capacités étaient limitées, on analysait uniquement les impacts de balles, les falsifications et les empreintes. Nos laboratoires n'étaient pas équipés pour mener des analyses d'ADN et ce jusqu'à l'été 2006", a déclaré M. Nohra, par vidéoconférence à partir de Beyrouth.
"Les analyses se faisaient dans les laboratoires d'universités privées, à...


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