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Liban

Joseph Maïla : La conscience d’une époque

Pour Joseph Maïla, professeur de sociologie politique et relations internationales, ancien recteur de l'Institut catholique de Paris, directeur à l'ESSEC, écrit :
» (...) Il fut la voix du Liban au Liban, dans le monde arabe et dans le monde. Et il fut la conscience de son époque (...) Dans une région où l'écriture peut être retenue contre l'écrivain, où parler, c'est engager sa vie, où penser en liberté est une atteinte aux autoritarismes constitués, Ghassan Tuéni sut rester fidèle à lui-même : digne de l'idée qu'il se faisait du monde, égal à l'idée que le monde se faisait de lui. Journaliste, homme politique, essayiste, diplomate : peu importe que ses vies fussent multiples. Il fit de toutes ses vies l'unité d'une vie et traversa les vicissitudes du temps tel qu'en lui-même. Il affronta les épreuves que le sort ne lui épargna pas avec cette noblesse d'âme faite de tristesse rentrée et de lucidité amère (...) Là où d'autres auraient incriminé le ciel, il pardonna au ciel, tout comme aux assassins de son fils. L'espérance était chevillée à sa plume. C'est pourquoi tant d'hommes attendaient de lui qu'il leur désigne le jour. Chaque jour. »

Pour Joseph Maïla, professeur de sociologie politique et relations internationales, ancien recteur de l'Institut catholique de Paris, directeur à l'ESSEC, écrit :» (...) Il fut la voix du Liban au Liban, dans le monde arabe et dans le monde. Et il fut la conscience de son époque (...) Dans une région où l'écriture peut être retenue contre l'écrivain, où parler, c'est engager sa vie, où penser en liberté est une atteinte aux autoritarismes constitués, Ghassan Tuéni sut rester fidèle à lui-même : digne de l'idée qu'il se faisait du monde, égal à l'idée que le monde se faisait de lui. Journaliste, homme politique, essayiste, diplomate : peu importe que ses vies fussent multiples. Il fit de toutes ses vies l'unité d'une vie et traversa les vicissitudes du temps tel qu'en lui-même. Il affronta les épreuves que le...
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