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Liban

À Tripoli, les dignitaires dénoncent « les tentatives du Hezb d’utiliser l’armée pour nuire à l’image des sunnites »

Le député Khaled Daher réuni avec les ulémas musulmans. Photo ANI

Une réunion élargie s'est tenue hier au domicile du député Khaled Daher, à Tripoli, en présence du député Mouïn Merhebi et de dignitaires sunnites. Au terme de la rencontre, le député Daher a lu un communiqué publié par les participants, dans lequel ils refusent que les ulémas musulmans sunnites « soient pris pour cibles, que ce soit en les liquidant ou en leur fabriquant de fausses accusations ». « Nous refusons que l'image de ces ulémas soit déformée contrairement à toutes les vérités historiques », ajoute le communiqué, qui stigmatise « le mutisme des responsables politiques sunnites à l'égard de ces agissements, encourageant l'émergence de l'extrémisme ». Et d'ajouter : « Si ces pratiques aberrantes ne prennent pas fin, la société libanaise libre interviendra sur plusieurs plans en vue de mettre fin à l'injustice et d'empêcher la chute d'un État juste et de ses institutions.»
Les personnes réunies ont en outre accusé le Hezbollah « d'imposer son hégémonie sur l'État libanais, notamment sur les services des renseignements et l'armée libanaise, et de les utiliser pour liquider ou arrêter les sunnites arbitrairement, ou fabriquer de fausses accusations afin de déformer l'image de cette communauté ». Ils ont également affirmé que les personnes impliquées dans ces actes seront poursuivies en justice même si cela nécessite le recours aux tribunaux internationaux et au Conseil des droits de l'homme à l'ONU. Le communiqué a en outre imputé la responsabilité de « tout ce qui se passe aux responsables et à la direction de l'armée, présidée par le général Jean Kahwagi, qui est supposé mettre un terme à tous ces agissements et convoquer les soldats réservistes afin qu'ils assistent l'armée dans son déploiement à la frontière libanaise pour empêcher les implications dans la guerre syrienne ».
Les participants à la réunion ont également appelé la commission parlementaire de la Défense, présidée par le député Samir el-Jisr, à demander des comptes au commandement de l'armée et aux services sécuritaires pour garantir l'impartialité des institutions militaires et sécuritaires. Ils ont enfin appelé la commission parlementaire de la Justice, présidée par le député Robert Ghanem, à surveiller les performances de la justice, notamment militaire, de même qu'ils ont invité la commission parlementaire des Droits de l'homme, présidée par le député Ghassan Moukheiber, à garantir les droits des citoyens.
Sur un autre plan, les notables de la ville de Tripoli ont douté hier de la véracité des informations faisant état de l'édification par Daech d'un barrage dans la ville, et dont les membres auraient arrêté un cheikh tripolitain. Pour sa part, le général Achraf Rifi, ancien directeur des Forces de sécurité intérieure, a démenti les informations faisant état de la présence du groupuscule Daech à Tripoli.
Les Tripolitains ont vécu par ailleurs hier un vendredi difficile, de nombreuses rumeurs ayant fait état de la présence de voitures piégées dans la ville.

 

Une réunion élargie s'est tenue hier au domicile du député Khaled Daher, à Tripoli, en présence du député Mouïn Merhebi et de dignitaires sunnites. Au terme de la rencontre, le député Daher a lu un communiqué publié par les participants, dans lequel ils refusent que les ulémas musulmans sunnites « soient pris pour cibles, que ce soit en les liquidant ou en leur fabriquant de fausses accusations ». « Nous refusons que l'image de ces ulémas soit déformée contrairement à toutes les vérités historiques », ajoute le communiqué, qui stigmatise « le mutisme des responsables politiques sunnites à l'égard de ces agissements, encourageant l'émergence de l'extrémisme ». Et d'ajouter : « Si ces pratiques aberrantes ne prennent pas fin, la société libanaise libre interviendra sur plusieurs plans en vue de...
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