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Moyen Orient et Monde

En France, les auditions des ados apprentis jihadistes se poursuivent

Les auditions des deux adolescents français candidats au jihad en Syrie ont repris hier matin à Toulouse, sans que l'on sache encore s'il s'agit d'un simple debriefing ou du prélude à des poursuites judiciaires. Les adolescents de 15 et 16 ans sont entendus sous le régime de la garde-à- vue, c'est-à-dire sous contrainte, par les enquêteurs qui souhaitent élucider leur processus d'autoradicalisation et les soutiens dont ils auraient pu bénéficier. Leur garde-à-vue, commencée mercredi matin, ne devrait pas excéder 48 heures. Pour le plus âgé des deux, elle ne pourrait être étendue qu'en cas de circonstances exceptionnelles qui ne semblent pas devoir être retenues, a indiqué une source proche du dossier. À l'issue de leurs auditions, il reviendra au parquet antiterroriste de Paris, chargé d'une enquête pour « association de malfaiteurs en vue de la préparation d'actes de terrorisme », de décider soit de les poursuivre et sous quel chef, soit de les relâcher.
Les policiers de la Direction centrale du renseignement intérieur, qui ont déjà longuement interrogé A. 16 ans, et Y. 15 ans, mardi ont donc encore une journée pour reconstituer leur parcours. Ils devraient chercher à savoir qui ils ont rencontré en Turquie ou en Syrie et s'ils ont eu affaire sur place à des facilitateurs, ces individus venus de France et chargés d'accueillir les nombreux candidats au jihad en Syrie. Pour l'heure, rien ne semble indiquer qu'A. et Y. aient été recrutés en France par une filière. Ils seraient plutôt partis par leurs propres moyens. Internet et les réseaux sociaux paraissent avoir grandement contribué à la formation de leur projet.
Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a annoncé hier qu'il présenterait des mesures afin de faire face au phénomène des départs de jeunes Français vers la Syrie. « Il faut qu'il y ait une prise de conscience des familles, un éveil de ces familles, face à des phénomènes qu'on peut détecter », a-t-il dit. « Il nous faudra mettre des dispositifs qui leur permettent, en impliquant également les élus locaux et les maires, d'alerter nos services », a-t-il ajouté.
La justice a été saisie d'un nouveau cas présumé, celui d'une lycéenne de 15 ans qui a disparu il y a plus d'une semaine en laissant un message indiquant qu'elle partait faire le jihad en Syrie, a-t-on appris de source policière. La section antiterroriste du parquet de Paris a été chargée d'une enquête préliminaire, a-t-on ajouté, précisant que la jeune fille n'avait pas un passé de fugueuse.

Les auditions des deux adolescents français candidats au jihad en Syrie ont repris hier matin à Toulouse, sans que l'on sache encore s'il s'agit d'un simple debriefing ou du prélude à des poursuites judiciaires. Les adolescents de 15 et 16 ans sont entendus sous le régime de la garde-à- vue, c'est-à-dire sous contrainte, par les enquêteurs qui souhaitent élucider leur processus d'autoradicalisation et les soutiens dont ils auraient pu bénéficier. Leur garde-à-vue, commencée mercredi matin, ne devrait pas excéder 48 heures. Pour le plus âgé des deux, elle ne pourrait être étendue qu'en cas de circonstances exceptionnelles qui ne semblent pas devoir être retenues, a indiqué une source proche du dossier. À l'issue de leurs auditions, il reviendra au parquet antiterroriste de Paris, chargé d'une enquête pour...
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