L'opposition de Michel Aoun à l'attribution du ministère de l'Énergie à un autre ministre que Gebran Bassil, dans un nouveau gouvernement, a été mal accueillie dans les milieux politiques.
Le courant du Futur, par la voix du député Atef Majdalani, a vu dans l'attachement à Gebran Bassil et au ministère de l'Énergie « un prétexte ». Pour lui, le Courant patriotique libre accepte, une fois de plus, « de jouer le jeu du Hezbollah, qui cherche à paralyser les institutions et à confirmer le vide institutionnel », mais n'ose pas le faire ouvertement. L'objectif ultime du Hezbollah, ce faisant, est de torpiller l'accord de Taëf et de hâter l'avènement d'un nouveau système politique basé sur non pas la parité islamo-chrétienne, mais sur une représentativité tripartite sunnite-chiite-chrétienne au niveau des institutions, a estimé le parlementaire.
À un niveau plus subalterne au sein du courant du Futur, c'est par l'insulte que l'on a répondu aux exigences du chef du CPL. Ainsi, le coordinateur général du courant du Futur au Akkar, Samer Hadara, a qualifié Michel Aoun de « voleur », l'accusant d'avoir « tenté de confisquer la voix de la communauté chrétienne et de chercher à tuer le pays ».
De son côté, le brigadier Issam Abou Jamra a vu dans l'exigence de Michel Aoun « une infraction à un principe de base du CPL : la séparation entre le religieux et le politique », et une « exploitation » du religieux au profit du politique.
Le député Fady Karam (Forces libanaises) a estimé, quant à lui, que les propos de M. Bassil sont « une simplification » et « une dépréciation du rôle joué par les chrétiens en Orient au fil des siècles ».
Liban
L’obstination de Aoun mal vue dans les milieux du 14 Mars
OLJ / le 28 janvier 2014 à 00h00


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