Le témoin Nazih Abou Rjeili a raconté vendredi au Tribunal spécial pour le Liban (TSL), qui juge les assassins présumés de Rafic Hariri, la longue et difficile recherche de son frère après l'explosion qui a coûté la vie à l'ancien Premier ministre et 21 autres personnes.
"Le bureau de mon frère Zahi se trouvait en face de l'hôtel Saint-Georges. Je le voyais souvent, deux à trois fois par semaine. Il était marié et avait deux filles", affirme M. Abou Rjeili, par vidéoconférence de Beyrouth. "Nous avons entendu une grosse explosion et nous avons vu la fumée se dégager, j'ai immédiatement essayé d'entrer en contact avec mon frère mais les communications étaient coupées", ajoute-t-il.
Le témoin et sa belle-soeur font alors le tour de quatre hôpitaux à la recherche de leur proche. "Nous nous sommes dirigés par la suite à l'hôpital américain de Beyrouth où ma belle-sœur a fait le tour des blessés et de la morgue mais n'a pas trouvé mon frère. Nous nous sommes rendus aussi au Saint-Georges, où des secouristes nous ont dit que toutes les victimes avaient été transportées dans les hôpitaux. Après toutes ces recherches, nous avons signalé sa disparition à la police", raconte encore Nazih Abou Rjeili.
Le lendemain, ils reviennent sur le lieu de l'attentat où une nouvelle dépouille avait été trouvée. "Nous l'avons enfin trouvé à la morgue de l'AUB où il avait été transporté. Le corps ne portait aucune blessure. Il était intact, souligne le témoin. Selon les médecins légistes, mon frère était vivant 12h après l'explosion. Il a succombé sous les décombres en demandant de l'aide", dit-il.
"Le bureau de mon frère Zahi se trouvait en face de l'hôtel Saint-Georges. Je le voyais souvent, deux à trois fois par semaine. Il était marié et avait deux filles", affirme M. Abou Rjeili, par vidéoconférence de Beyrouth. "Nous avons entendu une grosse explosion et nous avons vu la fumée se dégager, j'ai immédiatement essayé d'entrer en contact avec mon frère mais les communications étaient coupées", ajoute-t-il.
Le témoin et sa belle-soeur font alors le tour de quatre hôpitaux à la recherche de leur proche. "Nous nous sommes dirigés par la...


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