Le président de l'ordre des experts-comptables agréés au Liban (OECL) Amine Saleh a tenu hier une conférence de presse durant laquelle il a indiqué que l'OECL était prêt à prendre en charge les comptes en suspens depuis 2003. « Nous avions déjà émis cette proposition depuis deux ans et ne serait-ce que dans un souci de transparence et un désir d'assainissement des finances publiques, que l'État aurait dû accepter. »
Après avoir passé en revue les dernières avancées de l'OECL, Amine Saleh a indiqué que l'ordre s'était doté des normes et standards internationaux. Il a en outre critiqué « les décisions prises au hasard par le ministère des Finances, que ce soit en ce qui concerne l'augmentation du poids fiscal de 45 à 80 % ou l'application de la déclaration électronique d'impôts sans formation préalable des fonctionnaires au sein du ministère ». Il a également mis en exergue la hausse des taxes imposées aux
experts-comptables.
« En vue de demeurer fidèles à la profession d'expert-comptable agréé et dans un souci de travailler dans un cadre transparent, professionnel et juridique, nous avions mis en place en 2012 un programme pour moderniser l'OECL, et nous avons réussi », a affirmé Amine Saleh. Dans les détails, il a expliqué que l'ordre a mis en place une structure administrative moderne, comblé les postes vacants, revu le système financier, fondé un centre de formation au sein même de l'OECL, revu les programmes d'évaluation, instauré une bibliothèque et mécanisé l'institution.
Pour ce qui concerne la situation financière,
l'OECL a clôturé ses comptes en suspens pour les années 2009, 2010 et 2011, et certifié les comptes de 2012. M. Saleh a également indiqué que l'OECL avait fait des économies de coûts, qui avaient permis l'épargne de 2 milliards de livres pour les années 2012 et 2013.
Pour ce qui est des régimes de retraite au sein de l'OECL, celui-ci a réussi à économiser 2,65 milliards de livres pour les années 2012 et 2013 et haussé le revenu des retraités de l'ordre de 200 dollars à 500 dollars par mois ; une réalisation qui devrait être mise en place à partir du mois en cours, toujours selon M. Saleh.
Parallèlement, et en ce qui concerne la relation entre l'OECL et le ministère des Finances, M. Saleh a souligné que l'ordre a maintes fois tenté d'appliquer les protocoles de coopération signés avec le ministère et a mis en place plusieurs études dans les domaines de la fiscalité entre autres, ainsi que l'organisation de plusieurs sessions de formation. L'OECL a enfin présenté des propositions qui ont rapport notamment aux déclarations électroniques d'impôts.
Économie - Finances Publiques
L’OECL propose de se charger des comptes en suspens depuis 2003
OLJ / le 22 janvier 2014 à 00h00

