Rechercher
Rechercher

Liban

Le procès Hariri reprend ce matin à La Haye

Le procès des assassins présumés de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri se poursuivra aujourd'hui, à La Haye, devant le Tribunal spécial pour le Liban qui tiendra ainsi sa troisième audience.
Les avocats de la défense de Hussein Anayssi et de Moustapha Badreddine vont se livrer à des remarques préliminaires portant essentiellement sur des questions procédurales. Le chef du bureau de la défense, François Roux, avancera lui aussi des observations. M. Roux avait demandé la parole jeudi, mais le président de la chambre de première instance, le juge David Re, avait préféré l'entendre après l'exposé de l'accusation et la réponse des avocats de la défense.
Le TSL tiendra une quatrième audience après-demain, mercredi, pour écouter les témoins. On ignore jusqu'à quand l'audition des témoins se poursuivra.
Au plan des réactions, la Syrie a jugé « inutile » le processus judiciaire enclenché à La Haye. Organe du pouvoir à Damas, le quotidien as-Saoura a situé le procès dans l'affaire Hariri « dans le cadre de l'exploitation politique » qu'il a qualifiée de « désespérée » et d'« inutile ». « Ce que le sionisme soutenu par les États-Unis n'a pas pu atteindre par tous les moyens restera inaccessible, quels que soient les moyens détournés, sournois, agressifs ou terroristes employés », a écrit le journal, cité par l'agence al-Markaziya.
Le député Boutros Harb a en revanche estimé dans une déclaration à la radio que la tenue du procès « est une question de principe et ne vise pas à sanctionner qui que ce soit ». « Le message principal transmis à travers le tribunal consiste à mettre fin à l'impunité : toute personne qui tuera au Liban aura la sanction qu'elle mérite », a-t-il indiqué, en soulignant que l'ouverture du procès « est en soi une victoire pour la justice au Liban ».
Commentant les premières audiences, M. Harb a estimé que les preuves avancées grâce aux investigations « sont très solides et cohérentes ». « J'ai découvert en suivant la première audience tout un monde moderne et développé grâce à ses techniques et son souci de disséquer sérieusement le moindre détail », a-t-il ajouté.
Abondant dans le même sens, son collègue Antoine Zahra s'est félicité de ce que « le principe de l'impunité ne prévaut plus au Liban », avant de rappeler que « le Hezbollah avait refusé de reconnaître qu'il avait été noyauté ». « Par conséquent, a-t-il indiqué dans une déclaration à la télévision, s'il se confirme que les accusés ont effectivement assassiné Rafic Hariri, cela signifie que c'est le parti qui en est directement responsable. »

Le procès des assassins présumés de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri se poursuivra aujourd'hui, à La Haye, devant le Tribunal spécial pour le Liban qui tiendra ainsi sa troisième audience.Les avocats de la défense de Hussein Anayssi et de Moustapha Badreddine vont se livrer à des remarques préliminaires portant essentiellement sur des questions procédurales. Le chef du bureau de la défense, François Roux, avancera lui aussi des observations. M. Roux avait demandé la parole jeudi, mais le président de la chambre de première instance, le juge David Re, avait préféré l'entendre après l'exposé de l'accusation et la réponse des avocats de la défense.Le TSL tiendra une quatrième audience après-demain, mercredi, pour écouter les témoins. On ignore jusqu'à quand l'audition des témoins se poursuivra.Au plan des...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut