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Moyen Orient et Monde - Syrie

Assad : L’idéologie saoudienne menace le monde

Dans le cadre d'une tournée régionale avant la tenue de Genève 2, Zarif à Damas pour servir « les intérêts du peuple syrien ».

À Damas, le président syrien Bachar el-Assad accueillait hier le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif. Handout via Reuters/SANA

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a été accueilli hier à Damas par un Bachar el-Assad très remonté contre l'Arabie saoudite. Le président syrien a en effet déclaré que l'influence politique et religieuse du royaume, soutien clé des rebelles, représentait « une menace pour le monde », a rapporté la télévision officielle. « Le peuple syrien et d'autres peuples dans la région savent combien la menace posée par le wahhabisme est sérieuse, et tout le monde doit contribuer à son éradication », a affirmé le président Assad.


Le chef de la diplomatie iranienne est arrivé hier matin à Damas en provenance de Amman, dans le cadre d'une tournée dans la région avant la tenue d'une conférence de paix dite Genève 2 prévue le 22 janvier et censée trouver une issue à la guerre en Syrie, qui a fait plus de 130 000 morts en près de trois ans selon une ONG. Le ministre, cité par l'agence officielle syrienne SANA à son arrivée à Damas, a affirmé que l'objectif de sa visite était « d'aider à ce que la conférence de Genève 2 débouche sur des résultats qui servent les intérêts du peuple syrien ». Il a ajouté qu'il cherchait également à « coordonner les positions et à œuvrer afin de rétablir la sécurité en Syrie », appelant « toutes les parties à lutter contre l'extrémisme et le terrorisme, qui sont une menace pour nous tous ». La conférence de presse du ministre iranien prévue dans l'après-midi a été annulée, selon une source diplomatique.


Concernant la très attendue Genève 2, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a indiqué hier que son organisation n'avait pas encore pris de décision quant à une participation de l'Iran. M. Ban a par ailleurs indiqué que l'opposition n'avait pas encore confirmé sa participation. Il a conseillé au principal groupe de l'opposition, la Coalition nationale syrienne, de se faire représenter par « une délégation cohérente ». La Coalition de l'opposition, divisée, doit décider vendredi de sa participation à cette conférence de paix prévue à Montreux, en Suisse.


L'opposition syrienne de l'intérieur, tolérée par le régime, et qui ne fait pas partie de la Coalition nationale de l'opposition, a annoncé pour sa part qu'elle ne participerait pas à la conférence de paix de Genève 2, estimant que le sort des Syriens avait été décidé à l'avance par les puissances étrangères.

 

Da'ech vs rebelles
Pendant ce temps sur le terrain, au moins 26 personnes sont mortes, en majorité des combattants rebelles, dans l'explosion d'une voiture piégée hier dans le nord de la Syrie, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). L'attentat a eu lieu à Jarablous, dans la province d'Alep, où rebelles et jihadistes de l'État islamique en Irak et au Levant (EIIL ou Da'ech, lié à el-Qaëda) s'affrontent depuis plusieurs jours. Parmi les morts figurent trois civils, précise l'OSDH. Son directeur, Rami Abdel Rahmane, a expliqué que l'attaque était probablement « un attentat- suicide commis par l'EIIL », après que les jihadistes eurent perdu du terrain face aux rebelles dans la ville. Jarablous, qui était aux mains des jihadistes, subit l'offensive des islamistes modérés depuis lundi. Les rebelles veulent reprendre cette ville stratégique, car située près de la frontière turque. Ils ont en outre tué hier un chef jihadiste, l'émir Aboul Barra de l'EIIL, celui-là même qui avait menacé la semaine dernière les rebelles d'attaques-suicide s'ils ne cessaient pas leur offensive.

 

Gaz toxiques à Daraya ?
Par ailleurs, la Coalition nationale de l'opposition a accusé hier l'armée syrienne d'avoir utilisé des gaz toxiques le 13 décembre dans une attaque contre Daraya, ville rebelle assiégée par l'armée depuis un an près de Damas. Elle appelle également « la communauté internationale et l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) à enquêter sur les rapports mentionnant l'utilisation de produits chimiques dans cette attaque » et affirme aussi que « les mesures nécessaires doivent être prises » si la résolution du Conseil de sécurité de l'ONU sur la destruction de l'arsenal chimique syrien adoptée en septembre a été violée.
Enfin, le Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, a exhorté tous les militants armés à quitter le camp de réfugiés palestiniens de Yarmouk, à Damas, pour sauver les résidents d'un bain de sang. Le mouvement a également demandé l'ouverture « immédiate » d'un corridor humanitaire, arguant que les réfugiés palestiniens, assiégés depuis des mois par les forces du gouvernement, n'étaient pas « partie prenante au conflit ». Au moins 45 personnes sont mortes de faim ou par manque de traitement en trois mois dans le camp, selon l'OSDH.

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Le chef de la diplomatie iranienne est arrivé hier matin à Damas en provenance de Amman, dans le cadre d'une tournée dans la région avant la tenue d'une conférence de paix dite Genève 2 prévue le 22 janvier et censée trouver une issue à la guerre en...
commentaires (1)

"Gaz toxiques à Daraya" ? Qu'il pense un peu à sa ville natale le Léhhééém 3éééme, au lieu de tout le temps s'inquiéter du sort de quelques bonnes sœurs de Maäloûlah !

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

02 h 45, le 16 janvier 2014

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Commentaires (1)

  • "Gaz toxiques à Daraya" ? Qu'il pense un peu à sa ville natale le Léhhééém 3éééme, au lieu de tout le temps s'inquiéter du sort de quelques bonnes sœurs de Maäloûlah !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    02 h 45, le 16 janvier 2014

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