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Moyen Orient et Monde - Turquie

Erdogan prêt à geler sa réforme judiciaire

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a fait hier un geste pour tenter d'apaiser la crise suscitée par le scandale de corruption qui éclabousse son gouvernement en se déclarant prêt à suspendre, sous condition, son projet controversé de réforme judiciaire.
Au lendemain d'une rencontre au sommet avec le président Abdullah Gül, de plus en plus considéré comme son rival dans la course au pouvoir ouverte par cette crise, M. Erdogan a donc fait un pas en arrière en évoquant le gel du texte de loi destiné à renforcer le contrôle de l'exécutif sur l'institution judiciaire. « Si l'opposition accepte des changements constitutionnels sur cette question, alors nous gèlerons notre proposition », a déclaré M. Erdogan devant les députés de son parti. Le chef du principal mouvement d'opposition, Kemal Kiliçdaroglu (Parti républicain du peuple), a d'emblée rejeté la main tendue de M. Erdogan, n'acceptant de discuter qu'à la condition qu'il retire d'abord son projet.
Mais, s'il a ouvert la voix à un compromis, le Premier ministre s'est montré toujours aussi déterminé à réformer la justice de son pays. Une nouvelle fois, il a accusé « l'organisation (présente) dans la justice et la police » de manipuler l'enquête anticorruption en cours pour orchestrer un « sale montage » et une « tentative de lynchage fomentée de l'intérieur et de l'extérieur contre notre pays », à la veille des élections municipales de mars et la présidentielle d'août 2014. Même s'il n'a jamais prononcé publiquement son nom, M. Erdogan soupçonne le mouvement du prédicateur musulman Fethullah Gülen, en conflit ouvert avec son gouvernement, d'être le grand ordonnateur de cette « conspiration du 17 décembre ». « Le 17 décembre est une tache noire sur l'histoire démocratique de la Turquie », a-t-il insisté hier, qui « a dépassé toutes les précédentes tentatives de coup d'État ».
(Source : AFP)

 

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a fait hier un geste pour tenter d'apaiser la crise suscitée par le scandale de corruption qui éclabousse son gouvernement en se déclarant prêt à suspendre, sous condition, son projet controversé de réforme judiciaire.Au lendemain d'une rencontre au sommet avec le président Abdullah Gül, de plus en plus considéré comme son rival dans la course au pouvoir ouverte par cette crise, M. Erdogan a donc fait un pas en arrière en évoquant le gel du texte de loi destiné à renforcer le contrôle de l'exécutif sur l'institution judiciaire. « Si l'opposition accepte des changements constitutionnels sur cette question, alors nous gèlerons notre proposition », a déclaré M. Erdogan devant les députés de son parti. Le chef du principal mouvement d'opposition, Kemal Kiliçdaroglu...
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