L'infatigable grand brun de la presse francophone Jean Diab a tiré sa révérence et s'en est allé dans le calme rejoindre un monde que l'on dit meilleur.
Il a aimé croquer la vie à pleines dents. Érudit et passionné, il a sillonné les cinq continents pour découvrir, voir, tâter du doigt, apprendre de visu et relater à ses lecteurs ses aventures, ses impressions, ses expériences inédites dans les recoins les plus éloignés du globe. Jean Diab se revendiquait « citoyen du monde », se disant « plutôt contemplatif » et considérant toute forme de création humaine comme « transitoire ».
Issu de parents travaillant en Afrique, Jean Diab a rapidement compris l'importance de maintenir un lien privilégié avec la diaspora libanaise. Il est devenu un trait d'union entre les Libanais résidents et ceux d'Outre-mer.
Pendant près d'un demi-siècle, il a consacré des colonnes entières dans la Revue du Liban, l'hebdomadaire francophone incontournable de l'élite sociale des années 50, 60 et 70, aux activités des émigrés libanais. Jean Diab est devenu leur ami et leur lien avec la patrie. Il était leur invité d'honneur à toutes leurs manifestations culturelles, sociales et mondaines de par le monde.
En revanche, il était clair que Jean Diab, le chroniqueur invétéré, avait un faible pour les pays d'Amérique latine. Il a signé d'innombrables articles sur l'Argentine et le Brésil. D'une année à l'autre, ses lecteurs fidèles attendaient ses papiers sur le festival de Rio de Janeiro.
Je l'ai connu de près lorsque j'étais secrétaire général de la Fédération sportive universitaire du Liban. Jovial, plein d'énergie, toujours prêt à rendre service, Jean Diab a aussi été un féru de sport. À maintes reprises, il a couvert les activités de cette fédération et a fait partie de ses délégations lors de voyages officiels.
Jean Diab, l'ami. Au revoir.
Liban
Au revoir Jean Diab
OLJ / Par Walid DAOUK, le 15 janvier 2014 à 00h00

