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Liban

Ils ont dit :

* Le député des Forces libanaises Fady Karam est catégorique : « Nous n'accepterons pas d'être les partenaires d'un camp politique qui ne reconnaît pas la prééminence du Liban et pratiquerait une stratégie dépassant celle de la patrie. Le partenariat doit être total, à commencer par la stratégie de défense et la décision engageant la guerre ou la paix, ou ne pas être (...) Tous ceux qui, aujourd'hui, négocient au sujet de la forme du gouvernement finiront par rejoindre la position des Forces libanaises, qui repose sur l'intransigeance au sujet de l'édification de l'État libanais. »
M. Karam n'a pas exclu que le chef de l'État « finisse par former un gouvernement neutre, une fois que l'on aura constaté de toutes parts que la formation d'un gouvernement rassembleur est impossible ».

* Pour Bahia Hariri (Futur), « il existe des efforts sérieux pour rapprocher les points de vue et parvenir à un gouvernement. Sa formation contribuera à détendre l'atmosphère, sans parler de la relance des institutions et de la régulation de la vie publique, au service des Libanais et de leurs droits, et d'un avenir meilleur pour la nouvelle génération. La question de la sécurité pèse de tout son poids sur le quotidien des Libanais et nous traversons une période non dénuée de risques. Notre devise doit être de ce fait patience et détermination. Nos objectifs ne changeront pas, et d'abord celui de l'édification de l'État. Il n'y a pas d'alternative à l'État ».

* Nidal Tohmé (Futur) : « Les Libanais aspirent à la formation d'un nouveau gouvernement, parce qu'ils en escomptent une plus grande stabilité, plus de sécurité et un bond en avant sur le plan économique. Il semble que c'est là l'approche des forces du 14 Mars. Certains haussent le ton, d'autres font preuve de souplesse, mais les constantes sont là et demeurent prioritaires, et nous continuerons à chercher à les obtenir, dans l'intérêt du pays. »
« Je pense que les possibilités de grippage du processus reculent. Et nous avons réussi à écarter la sombre perspective du tiers de blocage. C'est autant de gagné en faveur d'un gouvernement productif (...) Par ailleurs, la quasi-acceptation d'une rotation des portefeuilles ministériels est un nouvel acquis, sans parler de la souplesse dont on fait preuve pour que certaines prises de position n'accordent pas à des communautés des légitimités exclusives, que beaucoup de Libanais considèrent comme provocatrices. Ceci étant, nous souhaitons que la région du Akkar soit représentée au sein du gouvernement, de manière à ce qu'elle ait, au sein du gouvernement, un défenseur pour ses projets vitaux », a-t-il ajouté.

* Selon Jamal Farrah (Futur), « la formation d'un nouveau gouvernement est le moyen pour atteindre trois objectifs : un assainissement de la sécurité, une relance économique et l'élection d'un nouveau président de la République dans les délais constitutionnels ».
« Mais, a-t-il enchaîné, si le gouvernement est formé sans que le Hezbollah ne décide de se retirer de Syrie, et si sa présence là-bas va transposer chez nous le brasier syrien, nous manquerons le but. »

* Le ministre d'État sortant pour la Réforme administrative, Mohammad Fneich (Hezbollah), a considéré que « le partenariat durant ces circonstances exceptionnelles était indispensable ».
« Le Liban, même dans les circonstances normales, ne doit être gouverné que par un gouvernement de partenariat, combien plus alors pour cette conjoncture difficile et parsemée de défis et de dangers ? » a noté M. Fneich lors d'une cérémonie religieuse au Liban-Sud. Il a ajouté qu'un cabinet d'union nationale « répondait à la structure de la société libanaise, marquée par la pluralité, et que la formation d'un nouveau gouvernement pavait la voie au déroulement des élections présidentielles ».

*Le mufti de la République, cheikh Mohammad Rachid Kabbani, a adressé un message aux Libanais, à l'occasion de la commémoration de la naissance du Prophète, dans lequel il a affirmé que le Liban traverse « une période critique et dangereuse ».
Il a également indiqué que « tout acte qui ne s'inscrit pas dans le cadre de l'union nationale vise à ancrer la division entre les Libanais et à alimenter les conflits confessionnels ».
« Que les personnes sages prennent conscience de la situation critique au Liban, puisque sécurité et stabilité relèvent de la responsabilité de tous », a-t-il précisé. « L'unité des Libanais est un facteur essentiel pour la détermination de leur propre sort », a-t-il dit, appelant toutes les parties « à s'éloigner des déclarations et des discours qui provoquent la discorde et accentuent la division entre eux ».

*Le député Hani Kobeissy (Amal) a appelé à la formation d'un gouvernement « d'union nationale » qui regroupe tous les courants libanais et banisse la discorde de la scène locale.
« Malheureusement, certains n'acceptent pas ce concept et attendent toujours des signes de l'étranger alors que nous appelons à l'union en face du chaos, du terrorisme, d'Israël (...) pour immuniser notre pays et donner la couverture requise à l'armée libanaise. » Il a en outre noté qu'« un cabinet de fait accompli ferait du Liban une arène ouverte à l'arrivée d'un surcroît de kamikazes et de voitures piégées, et augmenterait le schisme entre les Libanais ».

 

* Le député des Forces libanaises Fady Karam est catégorique : « Nous n'accepterons pas d'être les partenaires d'un camp politique qui ne reconnaît pas la prééminence du Liban et pratiquerait une stratégie dépassant celle de la patrie. Le partenariat doit être total, à commencer par la stratégie de défense et la décision engageant la guerre ou la paix, ou ne pas être (...) Tous ceux qui, aujourd'hui, négocient au sujet de la forme du gouvernement finiront par rejoindre la position des Forces libanaises, qui repose sur l'intransigeance au sujet de l'édification de l'État libanais. »M. Karam n'a pas exclu que le chef de l'État « finisse par former un gouvernement neutre, une fois que l'on aura constaté de toutes parts que la formation d'un gouvernement rassembleur est impossible ».
* Pour Bahia Hariri (Futur),...
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